Le départ (L’arrivée? Question de point de vue…)



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Panorama – Mome
Don’t Matter Now – George Ezra



Disclaimer

Chose promise, chose due. Voici donc le premier article de mon « blog », qui va me permettre de partager un peu mon voyage avec vous. S’il vous plaît ne prêtez pas trop attention au design, à la forme etc. Je me prêterai peut-être au jeu plus tard, mais j’ai pour l’instant préféré cliquer sur « suivant, suivant, suivant » jusqu’à atteindre cette page où je peux enfin écrire. Je me connais si je commence à accorder de l’importance à l’emballage, je risque de finir avec un blog joli (et encore…) mais vide; pas très intéressant pour vous… Dernier petit avertissement avant de rentrer dans le vif du sujet, je ne m’impose absolument rien en termes de fréquence à laquelle j’alimenterai ce blog. Pour l’instant j’ai envie de m’y mettre, parce que ça me fait plaisir de vous raconter un peu mes expériences (et qu’au fond, j’aime bien écrire!), mais en aucun cas cela ne doit devenir pesant pour moi. Ce premier article est donc peut-être le dernier. Mais quand même, ça m’étonnerait…

EDIT: Avant même de l’avoir posté j’en ai déjà écrit d’autres, donc non ce n’est pas le dernier 😛 .

Derniers aux revoirs

Commençons par le commencement (oui je sais c’est très classique, mais peu importe). Nous sommes donc vendredi 17 janvier, et il est temps d’y aller. J’ai l’impression d’avoir passé les 2 ou 3 dernières semaines à dire au revoir à tout le monde, et je commence à en avoir marre. Pas tant parce que ça prend du temps et que ça me force à reprendre un rythme de vie un peu normal, mais plutôt parce que pour moi non plus c’est pas facile! J’ai jamais été fan des aux revoirs, ça me rend toujours nostalgique plus que de raison, d’autant plus qu’on en fait toute une histoire alors que je ne pars « que » 6 mois, maximum. Pensez à votre vie il y a 6 mois; ça vous paraît vraiment si loin? Bon c’est vrai les transports en commun fonctionnaient probablement mieux, mais à part ça…

Tout ça pour dire que je ne voulais pas de scène d’au revoir à l’aéroport, et j’avais donc décidé de prendre un Uber pour m’y rendre. Mais ça ne s’est pas passé comme ça. A cause des grèves il était impossible ce jour-là de planifier une course Uber, et il aurait fallu en commander une au dernier moment. En pratique ça n’aurait probablement pas changé grand chose, mais avec le stress du départ (et un peu l’émotion, je l’avoue), il n’en a pas fallu plus pour que je finisse par accepter que deux de mes meilleurs amis, venus me dire au revoir une n-ième fois (et, accessoirement, m’apporter tous les éléments que je n’avais pas eu le temps de me procurer, comme un petit sac secondaire, une moustiquaire, etc etc; mille mercis d’ailleurs!), m’accompagnent.

Le trajet

Me voici donc à Orly, chargé comme jamais! A l’enregistrement des bagages, mon énorme sac de voyage pèse 15kg. Rajoutez à ça les 2kg de l’ordinateur que je porte à la main à ce moment là, mais qui aura vocation à être rangé dans le sac avec le reste de mes affaires pendant le voyage, et on tombe pile sur les 17 kilos que j’avais prédits. Et ça fait lourd!

Le sac n’a pas l’air si gros sur la photo, pourtant il l’est, et surtout il est très lourd! Et oui je suis effectivement dans les toilettes à Orly!

Sauf qu’avant d’enregistrer mon sac, j’avais déjà passé un première barrière de « sécurité » qu’on franchit en scannant son billet. Et c’est en voyant les portiques de sécurité vers lesquels je me dirigeais et les tapis sur lesquels on dépose les bagages cabine pour qu’ils passent aux rayons X que j’ai compris qu’il y avait un problème. Petite galère numéro 1. Je fais donc marche arrière; le personnel de l’aéroport doit enlever une barrière pour me faire sortir de la zone en question; impression de faire buguer les protocoles de sécurité et que le SWAT va débarquer. J’ai toujours l’impression qu’ils sont tellement à cran dans les aéroports que le moindre écart peut causer des problèmes… Puis direction l’autre extrémité du terminal pour enregistrer mon bagage à l’unique guichet Air Europa disponible.

Bref! Je reviens, je repasse la barrière initiale, et me présente enfin au portique de sécurité pour accéder à la salle d’embarquement. Je vide mes poches, tous mes chargeurs, câbles et autres accessoires informatiques, brosse à dent, dentifrice et petit flacon de gel hydroalcoolique pour les mains, tout ça dans des bacs séparés, en me disant que ça va être chiant de re-ranger dans à peine 15 secondes (chaque objet a une poche attitrée chez moi, pas de hasard, sinon j’ai l’impression d’avoir perdu quelque chose), mais qu’au moins cette fois c’est bon, plus que cette petite formalité et je suis en route, ou plutôt en vol! Mais non. Je constate que l’opérateur a l’air perplexe en scrutant les entrailles de mon petit sac à dos aux rayons X, puis celui-ci (le sac, pas l’opérateur) bifurque sur un autre tapis en sortant de l’IRM, et on me demande de venir voir… Le responsable ouvre alors mon sac, en sort ma batterie externe, sur laquelle semble s’être collé un peu de sable qui devait se trouver au fond du sac, et en le désignant me dit « C’est quoi ça?! ». Du coup je commence à stresser un peu, je me dis qu’ils sont en train de penser que c’est de la drogue, et je lui réponds… « Bah je sais pas, on dirait du sable ». Je savais vraiment pas, c’est un sac qu’on m’a prêté, mais ça avait clairement l’air d’être du sable. Lui un peu perplexe retourne la batterie dans tout les sens, et me dit « Mais non, ça! ». Il parlait de la batterie en elle-même… Mais je pouvais pas me douter qu’il buguerait sur une batterie! #quiproquo (d’ailleurs est-ce que vous saviez qu’en anglais quiproquo n’a généralement pas le même sens qu’en français? Regardez Quid pro quo vs Quiproquo, et constatez que dans le second cas il n’y a même pas de version anglaise. Ça peut donner lieu à des quiproquos sur le sens du mot quiproquo. #quiproquoception. Bref je m’égare là…). En fait j’étais censé sortir la batterie du sac et la mettre dans encore un autre bac. Petite galère numéro 2. Ils débattent vite fait entre collègues. Me like: Ya pas de débat possible les gars, c’est une batterie, ça se voit! Bref ils finissent par me laisser passer, j’arrive dans la salle d’embarquement, derniers messages et coups de fils (grand moment d’émotion en fait…), puis on décolle enfin.

Voilà le coupable!

C’est marrant, quand je repense à cette histoire de batterie, j’ai l’impression que l’on me parlait en espagnol, mais ça doit être un faux souvenir puisque je ne vois pas pourquoi on m’aurait parlé en espagnol à Orly. C’est probablement dû au fait que je
n’entends plus que ça depuis. La mémoire…

Rien à dire sur le premier vol, vers Madrid, c’était rapide et ça s’est bien passé. J’étais dans mes pensées et j’ai juste écouté de la musique. On m’avait fait quelques recommandations avant le départ, muchas gracias 😉

Dans la vitre on trouve un modèle (très) réduit de l’aéroport lui-même.
La même chose, de plus près.

Arrivée à Madrid: l’aéroport est très joli, peintures, maquettes, et autres décorations ornent les mûrs. Mais il est aussi très grand: sur les panneaux qui indiquent les différents terminaux on peut lire qu’il y a entre 15 et 30 minutes de marche, voir plus, je ne me souviens plus exactement. Par ailleurs la direction à suivre pour mon vol vers Lima n’est pas encore indiquée et je n’ai pas énormément de marge de manœuvre. C’est cool d’avoir une correspondance plutôt courte, mais il ne faut pas se planter! Je voyais venir la galère numéro 3! Mais non, pas cette fois: finalement tout s’est bien goupillé, et me voilà dans la file d’attente, prêt à embarquer pour de bon!!! Juste, j’ignore pour quelle raison, il faisait très, très chaud dans l’aéroport. Dans la file d’attente c’était presque insoutenable; un petit avant goût du Pérou?

C’était la première fois que je prenais un vol long courrier; le plus long que j’ai eu l’occasion de prendre auparavant était probablement pour la Corse ou l’Irlande; autant dire très court. Et j’appréhendais un peu. J’avais préparé une bonne dose de films en espérant que ça m’aiderait à faire passer le temps. Mais c’était sans compter sur une rencontre plutôt sympathique que je vous raconte plus loin! Bon déjà il faut savoir qu’à l’enregistrement on m’a attribué, pour les deux vols, le siège juste à côté des portes de secours (sacré responsabilité, que l’on prend toujours très au sérieux 😛 ). J’avais donc tout l’espace nécessaire pour étendre mes grandes jambes; plutôt cool. J’arrive à ma place, je range mon petit sac et mon ordi dans les…rangements, au dessus des sièges. Vous vous en doutez car vous avez déjà probablement tous pris l’avion, mais ça a sa petite importance pour la suite. Je m’assois, j’enlève mes chaussures, mes chaussettes (#relou), et je mets mes espèces de chaussettes-chaussons ultra-doux ultra-confort ultra-[insérer ici un autre qualificatif]. Et ça, ça fait la diff!

Les chaussettes en question; pas la photo la plus intéressante, j’avoue. Mais on est tellement bien dedans que ça méritait quand même sa petite place ici. Et puis il n’y a pas 1 millions de choses à prendre en photo dans un avion…donc oui, j’ai mis une photo de mes pieds!

Je suis assis côté fenêtre. Côté couloir est assis un autre type, à peu près mon âge, je crois que c’est un russe, qui ne semble pas parler espagnol du tout. Je le sais car quand l’hôtesse est venu nous expliquer, en espagnol, les consignes spéciales relatives au fait que nous soyons responsables de la porte de secours, il avait l’air beaucoup plus perdu que moi. Le siège entre nous est pour l’instant vide. Mais au bout de 5 minutes arrive une femme, elle aussi à peu près du même age. J’avais apparemment pris son siège mais ça ne la dérangeait pas. Puis elle se met spontanément à me parler, en espagnol, donc je galère pas mal, mais je me dis que c’est une bonne chose comme ça je m’y mets immédiatement. En gros je comprends qu’elle est péruvienne, qu’elle revient d’Italie, et qu’elle voyage tout le temps un peu partout dans le monde; c’est trop cool! Je lui explique tant bien que mal (ou peut-être un peu plus mal que bien, mais j’arrive quand même à me faire comprendre) mon projet de voyage. Et là, elle semble trouver ça génialissime, et se met à m’expliquer tout ce qu’il faut que je fasse au Pérou. Mais vraiment tout! Comment est la ville de Lima, ce qu’il y a d’intéressant à y faire, les endroits que je dois éviter, les itinéraires que je DOIS emprunter quand je partirai de Lima pour aller au nord, puis au sud, ce que je dois manger, où je dois le manger, la mentalité péruvienne… C’était presque un cours; elle me disait, « prends des notes; note ceci, note cela! ». Je lui faisait tout répéter à peu près trois fois, mais ça n’avait pas l’air de la déranger. En gros elle avait l’air de vouloir s’assurer que mon voyage se passerait bien, c’est vraiment sympa! Par la suite elle m’enverra un petit message Whatsapp tous les jours pendant quelques jours pour s’assurer que tout va bien de mon côté. Je ne sais pas si globalement c’est la mentalité péruvienne qui est comme ça, ou si c’est elle qui est exceptionnelle, mais ça m’a vraiment aidé. Selon ses dires les péruviens sont comme ça, très enclins à aider leur prochain, et je commence à avoir l’impression, grâce aux quelques échanges que j’ai pu avoir avec d’autres personnes ici à Lima, que c’est vrai. Mais je ne veux pas trop m’avancer pour le moment, car je n’ai pas encore noué de vraies relations ici, la faute à mon niveau d’espagnol encore un peu trop bancal (je reviendrai probablement là-dessus plus tard).

On parle (surtout elle) pendant des heures; par moment la discussion se calme un peu et je commence à m’assoupir, mais au bout de quelques minutes Angie (c’est son nom) m’interpelle énergiquement parce qu’elle a une nouvelle idée à me soumettre! J’arrive quand même à lui poser quelques questions par moment, et de ce que j’ai compris c’est un peu une business-woman, de 32 ans, qui possède des logements qu’elle loue sur Airbnb à différents endroits au Pérou, notamment des bungalows à Iquitos (la grande ville perdue au milieu de la forêt Amazonienne; donc potentiel bon plan pour la suite!), qui adore son pays (d’où son enthousiasme quand je lui expliquais que j’allais y rester plusieurs mois; je pense qu’elle voulait que je me rende vraiment compte à quel point c’est un pays génial), et qui passe son temps à voyager à travers le monde. Elle connaissait même Noirmoutier; c’est fou non? Pour ceux qui se posent la question (et pour les autres aussi, puisque c’est moi qui choisi ce que j’écris 😛 ) on en est arrivés à parler de Noirmoutier parce qu’à un moment les hôtesses nous on servi un repas (plutôt bon pour de la nourriture d’avion j’ai l’impression, j’étais agréablement surpris, même si visuellement ça n’avait l’air de rien), et qui dit repas dit discussion sur la nourriture péruvienne, qui dit nourriture péruvienne dit pomme de terre (mais pas que!) et qui dit pomme de terre dit Noirmoutier 😉

L’espèce de patate sur le dessus c’était en fait un bout de pain; j’ai pas trop compris. A gauche c’était une part de gâteau, et dans la barquette se trouvaient une escalope de poulet (évidemment), du riz (évidemment), et des haricots verts (si je me souviens bien, mais je suis plus sûr). Tout ça était plutôt bien assaisonné.

Au bout d’un moment, la discussion s’arrête, les lumières s’éteignent, et…il est temps de dormir! (What did you expect? 😛 ) J’envisage alors de récupérer mon petit sac dans le rangement au dessus des sièges (j’avais toutes mes affaires dedans, notamment mon casque et mes carnets de voyage). Sauf que tout était un peu entassé, et en l’ouvrant, pas de négociation possible, mon PC est tombé direct! En plein sur le pauvre monsieur assis côté couloir, qui devait déjà en avoir marre de nous entendre parler depuis deux heures sans rien comprendre; #malaise! Bon au final il avait l’air encore plus gêné que moi, il n’est pas blessé, et mon PC non plus, donc ça va.

Le reste du vol ne s’est pas trop mal passé. Pas de turbulence. Je n’ai pas regardé un seul film. Et j’ai même réussi à dormir un peu. Mais en me réveillant je ne me sentais pas hyper bien, j’avais la bougeotte. C’était une sensation que j’avais déjà eu quelques fois, notamment à l’école: un besoin presque incontrôlable de bouger, limite courir, tout de suite. Mais bon, comme à l’école, j’ai pris sur moi.

L’arrivée (pour de vrai cette fois)

Quand le vol commence à toucher à sa fin, Angie me demande où je loge et comment je m’y rend. Je lui explique alors que j’ai loué une chambre sur Airbnb à Magdalena del Mar (un district de Lima), et que mon hôte m’a gentiment fourni toutes les indications nécessaires pour le taxi, notamment de bien m’assurer dès le début de la course que je ne payerai pas plus de 50 Soles (1 Sol ~ 0,27€).

Je m’apprêtais à faire une petite digression sur les transports à Lima, mais ce texte commence à être un peu long, et c’est un sujet qui mérite un article à lui seul. Sachez donc juste que quand on ne connaît pas, c’est vraiment compliqué. Beaucoup plus qu’à Paris je pense.

L’aéroport de Lima vu du ciel. Image trouvée ici, moi je n’en ai pas pris, j’étais trop occupé à tout observer. En fait il a l’air assez petit. Mais je crois qu’il y a un projet d’expansion. Aussi, ça ne se voit pas sur la photo, mais juste avant d’atterrir on pouvait observer de très nombreuses zones industrielles (minières?), juste au bord de la mer…

J’explique donc à Angie que je sais comment me rendre jusqu’à mon logement, mais elle, très gentille, me dit que ses parents viennent la récupérer et vont me déposer. Pas besoin de prendre de taxi donc, et quand par la suite j’ai vu le bordel que c’était à l’extérieur de l’aéroport (encore que de ce point de vue, Orly ne se défend pas mal non plus), la circulation chaotique, et les zones pas très rassurantes que l’on a traversées pour arriver jusqu’au centre-ville, je me suis dit que c’était probablement une bonne chose d’avoir eu une entrée en matière un peu plus soft en étant guidé, pour ne pas dire pris en charge, par des gens sympathiques et chaleureux. Autrement je me serais un peu demandé où j’étais arrivé. Je n’ai pas pris de photos de cette étape, bien qu’elle l’aurait mérité, pour vous faire un peu ressentir l’atmosphère (à ne pas prendre au sens littéral; l’air est souvent irrespirable à Lima, on s’en rend vite compte). Mais déjà Angie et sa maman me parlaient beaucoup, et si je n’accordais pas 100% de mon attention à ce qu’elles disaient je ne comprenais rien. Ça aurait donc été impoli de les ignorer pour pouvoir prendre des photos, surtout des photos de l’apparente misère (le mot est trop fort, mais vous voyez l’idée!) que l’on traversait. D’autre part j’avais mon énorme sac sur les genoux, donc pas facile de me mouvoir pour prendre des photos de ce qui m’entourait.

Les parents d’Angie étaient aussi sympathiques qu’elle. Sa maman, très soucieuse pour moi, me disait de bien prendre soin de moi, m’expliquant tout ce à quoi il fallait que je fasse attention. Une maman quoi 🙂 .

Quoique ses inquiétudes sont peut-être légitimes… Pour l’instant je n’ai traîné presque que dans des endroits vraiment tranquilles (au sens où l’on s’y sent en sécurité, pas au sens calmes, parce que calme n’est pas vraiment le meilleur adjectif que l’on pourrait trouver pour décrire le centre de Lima, ou même Miraflores). Apparemment ces derniers temps il y a beaucoup de problèmes de délinquance, notamment dus à l’immigration massive en provenance du Venezuela, à cause des problèmes que rencontre ce pays. Des millions de personnes rien qu’au Pérou. Ça m’a un peu rappelé ce qu’on rencontre en Europe depuis le début des conflits en Syrie. Pas pour l’aspect délinquance; je n’ai jamais eu aucun soucis avec des syriens en France; mais pour l’aspect migrations de masse de populations forcées de quitter leur pays…

Image Google Street View de l’avenue principale par laquelle on passe en quittant l’aéroport. On dirait bien des carcasses d’avion!
Toujours Google Street View, un peu plus loin sur la même avenue. C’est peut-être pas si craignos que ça, mais ça fait pas rêver non plus (sauf peut-être les fans de minivans 😛 ). Quand on y est passé il y avait beaucoup plus de monde, et de déchets dans le « ravin » .

Je reviens rapidement sur l’arrivée à l’aéroport de Lima, parce que j’ai sauté quelques épisodes quand même! Déjà, le passage de la douane. J’étais un peu stressé, sans vraie raison pourtant, et j’ai commencé à avoir les mains moites (bon il faisait chaud aussi). Du coup j’avais peur qu’une histoire qu’on m’a racontée récemment se produise (mains moites, prise d’empreintes digitales qui ne fonctionne pas, escorté par la sécurité/les douaniers pour se laver/sécher les mains…bref). Au final ça s’est bien passé, et j’ai même eu droit à une autorisation de séjour de 90 jours, c’est-à-dire le maximum lorsqu’on n’a pas de visa. J’avais lu que souvent les douaniers ne demandent pas combien de temps on compte rester et mettent par défaut une autorisation de 30 jours. Donc je n’ai pas eu besoin de négocier avec des douaniers, qui ne sont pas réputés pour être les personnes les plus compréhensives, dans une langue que je ne maîtrise pas encore très bien.

Ensuite Angie m’a dit de l’attendre parce qu’elle avait une procédure à effectuer à l’aéroport (changer un billet d’avion, elle repartait pour le Costa Rica peu de temps après). Et là a commencé la piquance… (la piquance c’est quand quelqu’un vous fait attendre pendant très, très longtemps, pour ceux qui ne connaissent pas le terme). Je la voyais dans la file, ça n’avançait pas. Et quand ça a enfin été son tour ça a bien pris encore 30 minutes! On m’avait dit qu’il ne fallait pas être trop à cheval sur les horaires au Pérou, et bien j’ai été servi dès le début! Mais ça ne me dérangeait pas tellement. J’étais un peu dans un état second à cause du vol et du décalage horaire, je n’avais pas dormi depuis plus de 24 heures mais je n’étais pas encore trop fatigué, j’observais tout ce qu’il se passait autour de moi. Je me disais qu’il y avait énormément de monde pour un samedi à 7 ou 8 heures du mat’. D’un autre côté c’est un grand aéroport. Et j’ai l’impression que les péruviens sont assez lève-tôt! A voir si c’est juste Lima, où si ça sera pareil ailleurs. C’est peut-être dû à la chaleur aussi… Du personnel de l’aéroport venait me voir toutes les 10 ou 15 minutes me demandant ce que j’attendais là tout seul, alors je leur expliquais. Enfin, une fois les galères d’Angie réglées, elle a voulu m’aider à prendre un forfait 4G à l’aéroport. Mais après avoir posé quelques questions au stand de l’opérateur, elle m’a dit qu’ici c’était bien trop cher, et je me suis finalement débrouillé moi-même par la suite (avec quelques difficultés au début, mais tout est rentré dans l’ordre depuis).

Flashforward jusqu’à 10h du mat’, si je me souviens bien, et me voilà enfin arrivé devant mon Airbnb! Angie et ses parents me déposent, mais attendent jusqu’à ce qu’Ana, mon hôte, vienne m’ouvrir la porte. Vraiment gentils jusqu’au bout!

Enfin arrivé!

Ana a elle aussi été très sympathique; très accueillante, et toujours prête à aider si j’en avais besoin. Je me suis assez rapidement senti chez moi. Je vous mets quelques photos de ce premier Airbnb, où je devais initialement rester 4 nuits, qui se sont finalement transformées en 6 après qu’Ana m’a proposé de rester (gratuitement) jusqu’à ce que le prochain occupant arrive. Mais je vous en dirai un peu plus dans le prochain article où je vous raconterai mes premières journées à Lima; j’imagine que c’est surtout ça qui vous intéresse (que de teasing n’est-ce pas)! Voici la petite chambre que j’occupais (je n’ai pas pris un logement entier, juste une chambre chez l’habitant), le petit patio, très agréable, où je pouvais fumer mes clopes, et être au calme pour écrire, et…Benks (je suis tellement pas sûr de l’orthographe!), mon nouveau pote!

Le patio.
Encore le patio…

Et voilà, j’arrive enfin au bout de ce premier article, que je termine depuis un petit restaurant très clairement attrape-touriste à Miraflores (un autre district de Lima), qui alterne entre musiques péruviennes traditionnelles beaucoup trop fortes, mauvais remixs électros des Red Hot, et covers acoustiques trop stylées de musiques commerciales genre Sia et Imagine Dragons, et où je viens de prendre un petit déjeuner à 11h du mat’ (je commence déjà à perdre le bon rythme que j’avais pris, il va falloir corriger ça!). Juste, avant de vous laisser; à la question « Est-ce que tu vois des belles choses? », je peux déjà très clairement vous répondre oui! En guise de petit avant-goût je vous raconterai ceci: lors de la dernière heure de vol, j’ai pensé que c’était un peu dommage d’atterrir de nuit (il était environ 5h du mat’ heure locale), parce que j’aurais aimé apercevoir, d’en haut, les paysages qui m’attendaient. Je regardais par la fenêtre toutes les 30 secondes dans l’espoir de distinguer quelque chose, une montagne, une colline, la plage, peu importe; mais rien, tout était noir. Je me tourne pour dire quelque chose à Angie, et quelques secondes plus tard, je re-regarde pas la fenêtre, et voilà ce qui se présente à moi:

No comment!

La photo ne rend clairement pas aussi bien qu’en vrai (je commence déjà à ressentir le manque d’un appareil photo de qualité), elle reste très sombre de sorte qu’on y voit que le lever du soleil, mais je vous jure que c’était grandiose, on distinguait des montagnes à perte de vue, légèrement teintées par le soleil levant, qui donnait aussi cette si belle couleur aux nuages. Alors que quelques secondes auparavant on avait l’impression d’être dans le néant; magique! Je n’exagère pas en disant que ça rentre probablement dans le top 5 des plus belles choses que j’ai eu l’occasion de voir (genre de toute ma vie!).

Allez deux autres petites pour la route, plutôt sympathiques aussi: des cristaux de glace qui se forment sur le hublot quelques minutes plus tard, toujours avec le soleil levant, et le point de vue depuis la jetée à Magdalena del Mar, là où je vais faire mes footings (cliquez sur les photos pour agrandir).

A très bientôt, la bise à vous tous!

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