Voilà un petit article pour partager quelques photos de mes aventures au Brésil et vous raconter un peu ma vie.
Le trajet
La première chose qui me vient à l’esprit pour décrire un peu l’atmosphère de ce voyage, c’est la difficulté pour atteindre ma destination. Non pas que je me sois perdu ou que ma maitrise très limitée du Portugais m’ait joué des tours, mais simplement que le point de rendez-vous se trouvait dans une région assez reculée.
Depuis Paris: avion jusqu’à São Paulo, escale, puis avion jusqu’à Salvador de Bahia. Ensuite pause à Salvador pour passer la nuit puisque il était trop tard pour continuer le périple: il faut commencer la deuxième partie le matin pour ne pas se retrouver bloqué à mi-chemin. J’ai pu en profiter pour visiter (un peu) Salvador.
Dans le centre historique de Salvador
Le lendemain je repars, assez tôt le matin: bateau, puis 4h de bus, puis re-bateau (plus petit cette fois, le premier était un assez gros ferry), et enfin moto-taxi pour terminer ! Je vous laisse imaginer le confort à l’arrière de la moto, avec mon gros sac de voyage sur le dos et mon petit sac sur le ventre, sur des routes de sable !
Taipu
Après toutes ces étapes, me voilà enfin arrivé à Taipu de Fora, un petit bled perdu au bout d’une péninsule. Bella et ses amis y ont loué une maison pour passer le nouvel an, et quelques jours avant/après. Nous y sommes restés une petite dizaine de jours ; un peu moins longtemps pour les amis de Bella.
L’arrivée à Taipu
C’est un endroit magnifique ; je vous laisse découvrir par vous-mêmes avec les photos. Taipu est un tout petit village, avec ses quelques rues de sable, 2/3 petits supermarchés, et quelques restaurants à peine plus nombreux. Ce qui en fait le principal intérêt c’est l’immense plage de sable fin, presque déserte, et bordée de cocotiers à perte de vue. Mais aussi beau que ce soit (honnêtement j’étais choqué les premiers jours) je ne m’attarde pas plus longtemps sur Taipu, pour pouvoir vous parler un peu de Boipeba, notre « vraie » destination.
Boipeba
Boipeba est une ile assez proche de Taipu, que l’on rejoint de la même manière qu’on se rend à Taipu, et il y a des navettes (entendre par là des traversées en bateau) pour aller de l’un à l’autre. Bella m’en avait beaucoup parlé, ses amis aussi, tous avec un tel engouement que ça me paraissait un peu mystérieux cette petite ile dont tout le monde tombe amoureux et a du mal à repartir, et où le seul moyen de transport est le tracteur.
Le plan était donc d’y séjourner quelques semaines après Taipu, pour que je puisse enfin découvrir cet endroit magnifique, avant de descendre à Belo Horizonte où Bella devait se rendre pour le boulot fin janvier, puis de remonter ensuite beaucoup plus au nord à Olinda, pour le Carnaval. Finalement pas besoin d’aller à Belo Horizonte, donc nous restons sur Boipeba jusqu’à mi-février et irons directement à Olinda depuis ici. Et ce changement de programme n’est pas pour nous déplaire: je pense que comme tout le monde j’ai vite choppé le virus, et quitter Boipeba n’est pas facile.
Je vais donc vous décrire un peu le mood ici en montrant quelques photos, puis je vous enverrai ensuite un lien vers un album un peu plus garni pour ceux qui veulent.
Donc, Boipeba est une ile, vous l’aurez compris. On y trouve deux villages: le premier, très originalement nommé Boipeba (Velha Boipeba pour être exact), et l’autre Moreré. En fait il y en a même quelques autres, Monte Alegre, Cova da Onça, …, mais beaucoup moins accessibles et je n’y suis pas allé.
Boipeba est le village principal. C’est un lieu extrêmement charmant, situé au nord de l’ile, et c’est là que nous séjournons. On y arrive par le petit port adjacent à la première plage, nommée Boca da Barra. Après avoir accosté on s’enfonce dans la ville, dont les mignonnes petites rues pavées contrastent avec les chemin ensablés de Taipu. Plein de petites boutiques, restaurants, maisons donnant directement dans la rue… Les gens tranquillement posés devant chez eux, regardant les enfants jouer dans la rue. L’atmosphère est vraiment joviale.
C’est un village de quelques milliers d’habitants tout au plus mais bouillonnant d’activité et qui, en arrivant de Taipu, donne vraiment l’impression de revenir à la civilisation. Notre maisonnette était située de l’autre côté, un peu plus dans les terres, à 10/15 minutes à pied du port, 5 minutes du « centre-ville », et une quinzaine de minutes de la seconde plage, Cueira (celle que j’appelle le paradis…).
Je précise à pied, mais en fait il y a quelque chose dont on se rend assez vite compte en arrivant à Boipeba: il n’y a pas de voiture ! Pas de moto non plus, rien ! En fait les véhicules motorisés sont interdits sur l’ile, à quelques rares exceptions près. En revanche on croise beaucoup de petites carrioles, dont les gens qui travaillent sur l’ile et qui en ont besoin se servent pour transporter un peu tout: nourriture, matériaux de construction, gens, … C’est amusant on a un peu l’impression d’avoir été transporté dans une autre époque !
On traverse donc le village pour se rendre jusqu’à chez nous, en s’arrêtant tout d’abord dans le centre pour manger dans un petit resto. L’occasion pour moi de découvrir la place principale: bordée de restaurants, d’un petit marché où les artistes locaux exposent leurs créations (des bijoux pour la plupart), et une longue rangée de barracas de l’autre côté (des petits stands qui s’animent le soir et proposent chacun leur spécialité en termes de nourriture et boisson). Avec au milieu une grande pelouse où courent et jouent des enfants (inutile de préciser qu’on est jamais très loin d’un ballon de foot ici), et cet impressionnant « Flamboyant »; un arbre assez imposant avec des fleurs rouge vif, d’où le nom j’imagine.
Très vite je ressent ce qu’on m’avait dit de Boipeba: l’ambiance est très familiale. Les touristes et les locaux sont vraiment bien intégrés, on voit qu’ils fréquentent les mêmes endroits, échangent énormément, et sont tous aussi amoureux de cette ile magnifique. On ressent une sorte d’harmonie, de sérénité collective. Il n’aura pas fallu longtemps avant de croiser plusieurs connaissances de Bella qui vivent sur l’ile d’ailleurs; pas surprenant me direz vous après avoir vécu plusieurs mois dans un village de quelques milliers d’habitants.
Voilà un peu pour le mood global à Boipeba. Une fois installés dans notre maisonette-chateau de 20m2 avec terrasse et hamac de luxe, et après avoir découvert un peu plus le village et les plages les jours suivants, nous choppons notre petite routine: travail la semaine, pause déj soit dans l’un des petits restos du centre (je ne m’attarde pas sur la nourriture, mais on mange vraiment bien !), soit avec un plat cuisiné par nos soins à la maison. Le soir si on a le temps, ce qui n’est pas trop le cas ces jours-ci, on va voir le coucher du soleil depuis Boca da Barra et prendre un verre quelque part, écouter de la musique. Beaucoup de musique même, c’est omniprésent ici, et on croise des gens en train de jouer de manière informelle très régulièrement un peu partout !
Parfois le matin avant le boulot, ou le weekend si je n’ai pas eu le courage la semaine, je vais courir. Et où est-ce que je vais courir ? Sur la plage de Cueira ! Ce qui me permets de parler un peu de cette dernière.
Cueira, c’est la plage que j’appelle le paradis. C’est là où l’on passe une bonne partie de notre temps le weekend (là ou sur la plage de Moreré). Il s’agit d’une grande plage de sable fin bordée de cocotiers; vous commencez à connaitre, mais je trouve celle-là vraiment exceptionnelle. Déjà, pour s’y rendre, on traverse une espèce d’immense prairie où les cocotiers se mêlent aux hautes herbes et où vivent en liberté des ânes, des chevaux et des vaches. C’est tout bonnement improbable, complètement inattendu, et ça me fait bizarrement penser à la grande vallée dans Petit Pied…
Ensuite, une fois passée cette prairie (je sais jamais trop comment l’appeler, pas sûr que prairie soit le plus adapté en fait), on atteint une petite barraca, ou restaurant de plage, qui marque un peu la limite entre la plage de Tassimirim sur la gauche (autre très belle plage mais où l’on a passé peu de temps sauf pour un bain de nuit…), et celle de Cueira sur la droite. On tourne donc à droite, on passe la barraca, puis les quelques rochers, et on arrive sur la plage de Cueira. On s’émerveille, même si on connait déjà, puis on marche encore pour aller jusqu’au bout de la plage parce que c’est là que c’est le plus stylé ! En chemin on répète une énième fois que cet endroit est complètement hors du temps…
Au bout de la plage, la mer s’engouffre dans les terres en zigzagant, formant une rivière dont le courant assez fort change de sens au gré la marée. Si l’envie vous prend, laissez vous porter: si l’eau monte, il est facile de rejoindre la berge après le premier virage (pour éviter de se faire emmener trop loin dans les terres), si la marée descend, aucun risque de vous faire emporter trop loin au large car malgré le courant l’eau est peu profonde à cet endroit donc il suffit de se redresser et de marcher un peu vers la plage. Lorsque la marée est vraiment basse on peut voir comme la rivière se déversant dans la mer creuse le sable même en s’éloignant de la plage.
C’est un endroit magique où les heures passent sans qu’on s’en rende compte. Mais lorsque l’envie nous prend de changer de spot, notamment si l’on a envie d’une eau encore plus chaude, alors on traverse la rivière pour de bon et on marche en direction de la plage de Moreré. Pour traverser, plusieurs options: si la marée est vraiment haute, des petites barques vous proposent la traversée pour quelques Reais (la monnaie brésilienne), sinon la rivière peut se traverser à pied, ou, ce qui est encore plus cool, c’est de traverser à pied en passant par la mer puisque c’est peu profond à cet endroit, pour rejoindre une toute petite plage cachée entre Cueira et Moreré.
Une fois de l’autre côté on arrive dans un autre petit paradis sauvage avec des chevaux en liberté, puis après 5 minutes de marche on aperçoit la plage de Moreré. C’est ici que l’eau est la plus chaude, je dirais qu’on est souvent au dessus des 35 degrés… Cette plage aussi est magnifique: immense à marée basse, on peut marcher au large sur des centaines de mètres pour rejoindre des piscines naturelles formées par le corail. Très étroite à marée haute, où l’on se retrouve alors à marcher sous les arbres qui bordent la plage, notamment ces fameuses « castanheiras » qui sont si pratiques pour accrocher le hamac.
Lorsque la fin de la journée approche, on peut alors suivre le sentier qui longe la plage jusqu’au village de Moreré. Le chemin est parsemé de petits trous dans le sol creusés par des crabes, qui courent se réfugier dès qu’ils vous aperçoivent; on en croise vraiment plein c’est fascinant. Je me répète, mais ici encore c’est un endroit magique dont je n’arriverai pas à rendre justice par écrit ni même avec des photos; je m’émerveille à chaque fois qu’on emprunte ce « simple » chemin pour atteindre Moreré ! Une fois au village, en général, on mange dans l’un de nos deux restos favoris: le Padamor avec ses délicieux plats et casse-croûtes végés, ou l’Amendoeiras avec son homard grillé au beurre à l’ail.
Enfin, lorsqu’il est temps de rentrer (potentiellement après avoir assisté à la Samba sur la petite plage centrale de Moreré), trois choix s’offrent à nous: marcher, mais en bons flemmards c’est rarement l’option que nous choisissons, surtout après avoir déjà pas mal marché la journée. Sinon le tracteur, qui est le moyen de transport en commun officiel sur l’ile et remplace complètement le bus (les passagers sont dans une remorque attachée à l’arrière d’un gros tracteur, et il faut bien ça pour parcourir la route très escarpée qui relie Boipeba à Moreré), ou alors les quads, qui font ici office de taxi ! Eh oui, pas de voiture sur l’ile, et ces quelques véhicules sont les seuls autorisés, sont en nombre limité, et n’ont pas le droit de rentrer dans le coeur des villages (et vous déposent donc juste à l’extérieur).
Voilà un peu notre mode vie depuis quelques semaines ! J’espère que ces quelques lignes vous permettent un peu de vous représenter l’atmosphère de cet endroit… Deux petites anecdotes supplémentaires avant de vous laisser:
O dia de Iemanjá, ou le jour de Iémanjá; c’est un fête en l’honneur de Iémanjá, la déesse de la mer dans les religions animistes locales (grosses grosses approximations ici mais vous ne m’en voudrez pas hein ?). Inutile de vous dire qu’ici c’est une fête très importante ! Ça a lieu chaque année dans cette région, début février, et nous avons pu participer ! C’était une très belle cérémonie, avec notamment une procession depuis le centre du village jusqu’au port (en marchant derrière un groupe de musicien, petit air de carnaval…), où nous avons embarqué sur l’un des bateaux traditionnels que les matelots du village mettent à disposition pour la cérémonie, puis navigué jusqu’à assez loin au large, où les gens déposent des fleurs dans la mer en offrande à Iemanjá puis se baignent. C’était magnifique, c’était la première fois que je me baignais aussi loin au large, et la mer était d’un bleu somptueux, presque fluorescent ! La petite soeur de Bella nous avait aussi rejoint pour l’occasion.
Castelhanos. C’est encore une autre plage, mais plus difficile d’accès cette fois. Elle est située tout au sud de l’ile et vaut vraiment le détour, tant par sa beauté et le calme qui y règne (rien que du sable doré, l’eau bleu clair et les cocotiers à perte de vue, une très légère brise…on a l’impression que le temps s’arrête !), que par le périple nécessaire pour s’y rendre: traverser Cueira, puis Moreré, puis Bainema (la plage qui fait suite à Moreré), puis s’enfoncer un peu dans les terres…enfin dans la mangrove pour être exacte ! Un univers mystérieux et très intrigant où règnent en maitre des milliers de crabes qui ici aussi creusent leurs petit trous (enfin, pas si petits pour certains d’ailleurs !) au milieu des méandres de cette étrange plante que je vous laisse découvrir en photo. Enfin, lorsque l’eau boueuse dans laquelle vous marchez devient suffisamment profonde pour vous faire vous demander s’il est bien sage de continuer, vous apercevez le taxi-barque qui vous permet de parcourir les quelques centaines de mètres restantes pour atteindre la plage de Castelhanos. C’était une journée d’aventure génialissime, avec en prime un retour à Boipeba en bateau totalement improvisé !
Dernières petites informations: après quelques semaines dans notre maisonnette située à 5 minutes de la place centrale, nous avons dû déménager car nous n’avions pas prévu de rester aussi longtemps. Nous avons donc passé 2 semaines supplémentaires dans un autre logement, où Bella avait déjà séjourné lors de ses précédentes visites. Il s’agissait de l’étage supérieur d’une grande maison située un peu plus en retrait, presque dans la forêt, qui surplombe le village, et offre une vue magnifique montrant à quel point, de loin, ce dernier semble se cacher sous dans végétation !
Enfin, nous quittons Boipeba aujourd’hui pour nous rendre plus au nord, pour fêter le carnaval à Olinda ! Voilà voilà, des bisous à tout le monde !
Voilà où je suis confiné pendant cette épidémie de coronavirus.
Ne vous méprenez pas, ici aussi c’est confinement obligatoire, couvre feu etc…
D’ailleurs contrairement à ce que j’ai dit à certains d’entre vous, je n’ai plus accès à la plage: je viens de voir juste devant moi, depuis la terrasse de l’hôtel qui donne sur la plage, la police et les militaires faire une arrestation plutôt musclée de trois jeunes qui étaient allés se baigner, et ont essayé de s’enfuir voyant les autorités arriver. Toute la scène était complètement surréaliste. Heureusement que j’ai profité du dernier jour où c’était encore apparemment possible (hier) pour aller y faire un jogging puis me baigner!
En pratique aux dernière nouvelles on peut encore sortir pour acheter les denrées essentielles jusqu’à midi chaque jour. Niveau alimentation ça va un peu mieux qu’au début (j’avais passé une journée à ne manger que des pains au lait…), puisque aujourd’hui je m’y suis pris plus tôt pour aller faire des courses un peu conséquentes, j’ai plus ou moins accès à la cuisine de l’hôtel, et l’une des trois personnes qui alternent pour garder l’hôtel tant que j’y suis encore amène désormais à manger chaque jour, dont un repas pour moi, cuisiné par ses soins. C’est très bon, et ça fait chaud au cœur!
J’ai désormais un nouveau compagnon aussi. Je vous présente « Corona »: un bébé chat, errant (jusqu’à hier), et beaucoup trop mignon, que j’ai (au moins temporairement, durant cette période de confinement) adopté. Enfin, même si je ne peux plus trop m’y rendre, je garde quand même une superbe vue sur cette superbe plage, désormais déserte.
Bref, #YaPire
Prenez bien soin de vous, et les uns des autres. Évidemment j’aimerais être avec vous en ces temps un peu étranges. Mais ça n’est pas possible pour l’instant, et ça ne servirait pas forcément à grand chose. Sachez juste qu’il n’y a pas de souci à se faire pour moi. Je suis bien confiné, et ne suis vraiment pas à plaindre. Soyez forts, et courageux, pour ceux qui ont peur. Soyez patients, pour ceux qui en ont juste marre… Et surtout achetez tous du Bitcoin! 😆 Non c’est une blague bien sûr, je ne donne pas de conseils financiers! Bisous, et à bientôt!
Here’s where I’m staying isolated during this coronavirus outbreak.
Don’t be mistaken, here too we have mandatory confinement, the curfew, and so on.
By the way, contrary to what I said to some of you, I can’t go to the beach anymore: I’ve just witnessed, from the terrace of my hotel that overlooks the beach, the police and a few soldiers arresting quite aggresively three young men that had been for a bath and tried to run away when they saw the police coming for them. The whole action seemed completely surrealistic! I’m lucky I enjoyed the beach to go for a run and then swimming on the last day it was still apparently possible (yesterday).
In practice, and according to the latest news, we can still go out to buy essential foodstuffs and commodities everyday until noon. As for my alimentation it’s getting a little better (on the first day all I had were milk rolls…), since today I got around to go shopping earlier so that I could buy all that I needed, I’m now allowed to access the hotel’s kitchen…more or less, and one of the three persons that alternate guarding the hotel while I’m still there now brings food everyday, including one home-made meal for me. This is heart-warming, and the meals are very good!
Also, I now have a new confinement buddy. Let me introduce « Corona »: a baby cat, that was stray up until yesterday, is soooo cute, and that I have (at least temporarily during this isolation period) adopted. Finally, even if I can’t really go to the (now deserted) beach anymore, I still have a wonderful viewpoint over it.
Anyway, #CouldBeWorse
Take good care of you, and of one another. Of course I wish I were with you during these unusual times. But this isn’t possible for now, and I’m not even sure there would be any use to it. Just know that I’m correctly isolated, and that you don’t have to worry about, or feel sorry for me. Be strong, and brave, for those of you that are afraid. Be patient, for those that are simply bored… But more than anything be sure to buy Bitcoin! 😆 Of course I’m joking, I don’t give financial advice! Kiss, and see you soon!
L’air est vraiment très humide ici. On peut s’en rendre compte de la manière suivante. Prenez une bouteille d’eau, et mettez la au frigo. Une fois parfaitement fraîche, sortez là du frigo et attendez. Vous voyez cette petite buée qui se forme habituellement à l’extérieur de la bouteille? Ben c’est la vapeur d’eau dans l’air qui se condense sur la surface froide de la bouteille. Jusque là rien d’anormal. Sauf qu’ici ce phénomène est BEAUCOUP plus marqué; il y a littéralement une flaque d’eau qui va se former à la base de la bouteille!
Autre chose: même s’il fait chaud, le linge met longtemps à sécher! Je pense que l’air est presque saturé en vapeur d’eau. Pour les physiciens, veuillez pardonner mes potentielles inexactitudes, ces notions sont déjà un peu loin pour moi, mais vous voyez l’idée 😉
Allez, la bise!
PS: Article écrit quand j’étais à Lima, ne me demandez pas pourquoi je ne le publie que maintenant… PS 2: La petite « expérience » fonctionne bien évidemment avec une bouteille de ce que vous voulez, je n’ai pris l’eau qu’à titre d’exemple…mais je suis sûr que vous l’aviez compris 😛
The air around here really is very humid. This can be revealed the following way. Take a water bottle and put it in the frigde. Once cold enough, take it out of the fridge and wait. You see that thin mist layer that usually appears on the outside of the bottle? Well that’s the water vapor in the air that condenses on the cold surface of the bottle. Nothing unusual so far. Except that here, this phenomenon is WAY more pronounced — like there’s litteraly a puddle of water that will form at the bottom of the bottle!
Besides: even if the weather is warm, the laundry dries very slowly! I think the air is almost saturated with water vapor. Message for the physicists: please forgive my potential inaccuracies, these notions are already quite old for me, but you get the idea 😉
Anyway, see you soon!
PS: This article was written Lima, don’t ask me why I’m only publishing it now… PS 2: The small « experiment » obviously works with a bottle of whatever you want, I only chose water as an example…but I’m sure you figured it out by yourself 😛
Ok guys, I’ve been in Huaraz for more than two weeks, it’s been more than ten days since I last published an article, and it’s time to check in! To be frank I have a whole lot of them still in the works, that only need a few adjustments before they can be published, and most of them are still about Lima. That is, in my opinion, and unlike what you might have heard, this city really is worth your attention!
But today there’s something more urgent! Among all the trips you could consider taking when staying in Huaraz (many of whom I already have since I’ve been here for a long time now, and I know I always repeat myself, but I promise I will tell you about them in another article, with less details) there is one that clearly stands out: the Santa-Cruz trek! And I definitely need to tell you about this adventure while it’s still fresh, because it really was an amazing experience! But let me give you some context before that, or at least a few prerequesites, since you’ll have more context about Huaraz and its surroundings in another article.
Huaraz is a rather big city, located 3000 meters above sea level, at the entrance of a massif called the Cordillera Blanca (no need for a traduction here I guess), which itself is part of the Andes Mountains.
The city itself isn’t renowned for being especially interresting from a tourist point of view. Still you can definitely enjoy staying there! This is the case for me by the way, to such an extent that it’s becoming hard to finally leave it. But as for visiting, studying history, architecture, and so on, the city doesn’t have, at first sight, much to offer.
Nevertheless, Huaraz is located very close to the Huascaran park, a Peruvian national park designated World Heritage Site by UNESCO, in order to protect the riches of the cordillera blanca. You can therefore easily guess that a lot of wonderful places can be found in this park, and that Huaraz being the big city nearby, it ended up being used as the starting point of the various excursions that let you discover these places. Hence the substantial tourist inflow!
Among all the potential excursions in the cordillera blanca, there is one in particular you will certainly hear about if you are heading for Huaraz: the Santa-Cruz trek! As for me I had never heard this name when I was on my way to Huaraz (by the way I don’t even remember how I chose going to that city…I must have seen photos of the laguna 69 on the internet and decided to head for Huaraz when I understood I had to go through it to see the laguna), and a couple of young French people I met when taking the bus (Hi there if you’re reading this!) told me about it for the first time!
For most hikes, the classical way of doing things is booking the hike in one of the countless tour operators here in Huaraz, who will not fail to approach you should you be passing by their agency walking too slowly. But I can’t complain about that since in the end this is how I visited the laguna 69, and it was great! You should indeed know that this isn’t, at least in general, a tourist trap! It’s just that a rather sophisticated logistic is required for many of these hikes (or visits), whose starting point is often a very small village located dozens of kilometers away from Huaraz, and whose end point is sometimes different from the starting point. This is also why most hotels and hostels act as middlemen between you and the tour operators.
When I integrate a map like the one above, you’ll find the scale in kilometers at the bottom (next to « Conditions d’utilisation », except maybe on cell phones), and also the icon in the top left corner (to the left of the map’s name) that allows showing the detailed list of markers I’ve put on the map, the lines I drew, etc. That is, potentially useful information 😉
Okay I think we’re done with the prerequesites. Let’s now dive into today’s main topic: the Santa-Cruz trek! Just like many other excursions, people usually book this trek with a tour operator. Firstly because, once again, you have to go far away from Huaraz and the hike’s end is a one-horse town different from the other one-horse town it started in (so even if you have your own car, that won’t help a lot). But also because this is a 4 days hike, without any shelter on the trail (so you are completely on your own during the whole trip), and you will be going through high altitude passes, which are, to a large extent, responsible for the trek’s relative difficulty. Tour operators therefore provide you with a guide, food, donkeys to carry all the stuff…
But you know me, I don’t like doing things as everybody does… Actually I don’t remember precisely how or why I started considering doing the trek on my own, but it’s a mix of the following things:
I had the feeling that booking the trek with an agency would have made the adventure less authentic. That in a way I would be taken by the hand and shown what the Santa-Cruz was like, but that it would therefore introduce some distance between me and the real adventure. To put it differently, I thought the difference would be similar to the one that exists between seing wild animals in a zoo and seing them…in the wild! That comparison really is excessive, but you get the idea!
The occasion to find myself alone into the wild, for several days, not depending on anybody and with only myself I could rely on, was of course a little more attractive to the solitary person inside me than the prospect of trying to enjoy the trip while having to fit in a group if I booked with a tour operator (wait for what comes next before you frown).
Hiking with a group means collective decision-making, in particular when it comes to planning the route. In other words it wouldn’t have been up to me to decide whether to deviate from the main path in order to see other potentially beautiful landscapes.
Doing this trek on my own represented a hell of a challenge from a sports, and perhaps even human, perspective! I think this last component was one of the most important leading to my choice, to such an extent that during the trek I sometimes forgot to enjoy the beautiful scenery, because I was focusing on the challenge I was overcoming. Once again, you are completely on your own during a whole 4 days — you have to be able to rely on yourself only, in an environment most of us really aren’t used to! And it might not seem much when I say it this way, but you will see in the next parts that it’s not that easy. Having donkeys carrying most of the stuff I would need would therefore have made the challenge much less…challenging! Or, I would have needed to take care of the donkeys myself, ensuring their well-being and so on, and…well, you know, I don’t really plan on becoming a professional mule-driver! Same thing with the idea that someone would cook for me: it would have made me feel less like I survived thanks to my own efforts!
And finally, let’s tell the truth, doing the Santa-Cruz on your own looks badass! Precisely because it is such a great challenge! Like a girl I met on another hike said: « It sounds so wicked! »^^
Minor digression here, since we’re talking surviving on your own in the wild, to suggest you take a look at the following Youtube channel: Primitive Technology. In a nutshell that’s a guy alone in the forest (nothing very juicy so far, I concede that 😛 ) that builds everything he needs to survive, using local materials only. In other words he’s on a completely different level: I had brought a tent, and cutlery for eating (for instance), whereas he builds a house, with a heating system inside. He makes a foundry and extracts metal from soils! And during another hike I met a girl that came from Russia and knew this channel — it’s dumb but I found that very cool! Anyway, we don’t really care about all that… End of the digression!
Photo Credit: Alena
Photo Credit: Primitive Technology
Jeremy VS Primitive Technology …
Let’s just take a small step back to say that I’m not crazy: plenty of people do the Santa-Cruz trek on their own. You don’t need to be superman, and by the way I used this blog, and then that one, as sources of inspiration during my preparation. It’s not that dangerous, especially as the chances are high that you’ll cross other people’s path, since it is a very renowned trek. Nevertheless, within my capacity and with my few previous trekking experiences, that was still a great challenge!
Preparations
Before telling you about how the trek went day by day, I propose that we do a quick review of the itinerary and my preparation, starting with a little anecdote. The latter will contain spoilers of some highlights of the hike, but hey, who cares since in the end I decided no to submit the script to Netflix? 😛
After making up my mind and deciding to do the trek solo, I needed to rent some stuff: tent, sleeping bag, camping mattress, and camping stove. I had been lent a sleeping bag before my departure to Peru, but the latter clearly isn’t able to protect me from the potentially cold temperatures you might face during this trek. As for the tent and all the rest, bringing them from France would have been a terrible waste of space in my bag, since I can rent all that the few times I need it. I therefore went in search for a shop where I would be able to rent my equipment, and after a few failed attempts, I was finally directed toward a store where I could rent rather than buy. This store, however, ended up being more of a tourism agency, and they did not seem to be in the habit of renting their camping equipment if you did not book the whole tour with them… And no this is not the anecdote yet, otherwise this would really be a boring one!
After telling this agency about my situation, they finally considered renting the stuff to me, and gave me a price which was definitely ad hoc, even though they still told me how much each item contributed to the grand total. But I thought they were not very friendly, quite cold instead, and their price seemed expensive to me. In hindsight I realize it really wasn’t — about 60€ for 4 days — but let’s say you get used to everything being very cheap here…so that I told them I wanted to compare with their competitors, and immediately went somewhere else. The following store that I found seemed much better: they were very professionnal, renting camping equipment clearly was as part of their business, and their price was very attractive. In addition, some friends I had met in Huaraz (the ones who run the restaurant where you can pay with bitcoins, right next to my hotel, but that’s another story for another time…) had told me in the meantime that they could lend me all the cooking stuff, so that in the end I didn’t even need to rent that. I therefore went out of this second store with all my camping equipment ready. Phew! it was already late and I intended to start hiking the next day in the morning…
You’re right, there’s no obvious reason for this picture to be here! I only needed some nice-but-not-too-much picture to give you a break — but still without distracting you too much from what I’m saying — before we can go on with the story! So here they are: very cute baby donkeys that I saw during the trek. …Although I could take advantage of this moment to state that the donkeys that carry hikers’ camping stuff might also have been this cute when they were babies…are you sure you want them to carry 50 kilograms bags? 😛
And now comes the spoiler I warned you about in the beginning. During the hike — the second day to be precise — I met a group of hikers, that had embarked on this trek with a tour-operator, that is with a guide, donkeys, and so on. We inevitably started talking since we were going through the same hassle, and we ended up getting along so well that in the end I was kind of part of the group! I walked almost a day and a half with them (until we split ways because I wanted to take a slightly different route), I took part in the group pictures and, while coming back to Huaraz, I was even allowed into the tour operator’s bus even though I hadn’t paid anything! Then I was invited to have a drink with the group — including the guide — the evening we came back to Huaraz, in a bar located right in front of the tour operator’s store. The meeting point was set at the store, 7PM.
When we finally made it back to Huaraz, I felt a little embarassed by all that kindness, so I obviously helped unloading the bus and carrying their stuff back to the store. What a surprise, when I reached the store that the guide was telling me to put the stuff in front of, to realise that it was the same store as the one I had tried to rent my equipment from in the beginning! The embarassment suddenly turned into awkwardness, as I had not really left them in good terms… As you could expect, the guy I had been talking to a few days ago looked at me slightly disdainfully. Fortunately Isabella was there — this super cool Brazilian girl with whom we hit it off as soon as we met during the trek, and because of whom I am now seriously considering including Brazil into my itinerary! — so that I could discreetly share my discomfort with someone!
There it is, the anecdote, in case you were too distracted to notice! But let’s come back to organisational subject matters: after renting the camping equipment from Akilpo (I put a link to this shop’s website just in case, this could be useful!) I still had some shopping to do, notably the food (pasta, cereal bars, dried fruits, etc), and a few gadgets to buy, like a flask, or a watch, even though I had brought some of them from France (binoculars, compass, …). I won’t go into detail here, and will rather post a link to the full list I had prepared at the bottom of this page, once I have formatted it a little — this too could be useful (at least for me)! Just know that I had this small tool that makes a big difference: the Lifestraw. It’s a filtering straw that enables you to drink the water from whatever sources when you’re hiking, and this is really, really handy! Thanks to that I didn’t need to bring a lot of water…in theory at least. But obviously, my uselessly excessive carefulness led me to bring at least 3 litres of mineral water regardless, divided between the flask and the bottles… Same with the food: not only had I enough of it left for at least 2 additional days when I finished the trek, but also I had bought so much that I couldn’t pack it all and had to leave some of it at the hotel! Yeah…I’m always afraid of being hungry!^^
How can you put this…
and this…
into this!
Let’s now talk a little about the itinerary: this too can be important! One thing to keep in in mind though, is that the itinerary I will present here is not the only option. Various alternatives can also be chosen. In particular some people chose to do the Santa-Cruz in the opposite direction, and several detours also exist that make the trek longer. What I’ll explain therefore only describes what I’ve done — but it’s the most classic route though.
So, « my » Santa-Cruz starts in a backwoods town called Vaqueria (approximately 3500 meters above sea level), and ends 4 days (3 nights) later in another backwoods town, Cashapampa (2900 meters a.s.l).
The highest point of the trek, named Punta Union, is reached on the second day, and is located 4750 meters a.s.l. This is almost as high as the Mont Blanc, which is kind of a reference for the French… This pass offers a spectacular viewpoint over the surrounding summits (notably the Artesonraju that peaks at 6025 m above sea level and is said to have inspired the Paramount’s logo), as well as the splendid Taullicocha lake…if the weather is on your side! And know that these names, many of which are Quechua words, and that I solely cite for the sake of being accurate even though I myself have trouble trying to remember them, will be illustrated later with beautiful pictures 🙂
On the third day, a usual detour of a few hours enables you to reach the shore of another mountain lake — the Arhuaycocha — just as splendid as the previous one, and from where you also have a wonderful view on the Alpamayo — once again if the weather is on your side — considered by some to be the most beautiful mountain in the world, and sometimes climbed by the most seasoned mountaineers (but definitely not by me!).
After this small detour you come back down to camp in Llamacorral, located 3800 meters a.s.l, and you finish the trek the next day with an approximately 3 hours walk to go to the small Cashapampa town.
Finally, since the trek neither starts nor ends in Huaraz, going to the starting point of the hike, strictly speaking, required using public transport, and so did going back from Cashapampa to Huaraz on the last day. But I would rather include that in the « day by day » account of the journey, because from my perspective, it really felt like a part of the excursion.
The above map is a topographic map, which means it shows a detailed representation of relief. And if you manage to zoom adequately — that is sufficiently but not too much, not that easy… — you can even get the contour lines showing the exact elevation, which enables seeing where the difficult parts are, on which day(s) the biggest climbs and descents are crossed, and so on. For those of you that might be interested 😉 Also, you can’t see it on the Google Map, but almost all of the itinerary was along rivers and torrents. That was both very pleasant, and practical.
At last, now we’re good and ready to delve into this famous hike! So fasten your seatbelt and get ready for a rough take-off! Okay maybe I’m exaggerating a little…what I mean is that here we are, no more teasing: in the next part I’ll finally tell you about how the trek went!
Day 1 – A tough start!
♪♪♪Theme songs♪♪♪ Hymn #101 – Joe Pug Oyasumi – Lomepal Piany Pianino – Thylacine
Before my departure for Peru, I had been given two travel diaries. I thought they were very great gifts, all the more so as each one had been livened up with a few words written on the firts pages by the person that had given me the diary, which added a personnal touch I really appreciated, so thank you again. The reason I’m sharing this with you is that I had brought one of these diaries during the Santa-Cruz, and that to tell you about the hike’s beginning, I propose copying here what I wrote in the diary at the end of the first day…
My travel diaries.
The 12/02/20: First day of the Santa-Cruz
5:50 PM: Finally sat down « in the warm » inside the tent. Not that hard to put up after all!!!
I’m dead — really I can’t do no more! While putting up the tent, each time I stood up I felt like I was about to faint! I must say that I slept less than one hour last night. Not that great the night before a trek. All because of my shit organisation: I ended packing up my stuff at ~4 AM.
The collectivo’s departure was at 5:30 AM…
And it’s been a very long day — transport from Huaraz to Yungay, then to Vaqueria in another collectivo (very long and turbulent). Then the walk itself: I didn’t stop at the first camping site, I pushed until the second, or third one (they’re not really official) in order to save a little time for tomorrow, which is supposed to be a much harder walk. I don’t know how I’m gonna do, my bag really is too heavy, it’s freaking me out a little. I already have stiffness in my shoulders because of it — so much that it’s hard to write — and I feel like walking with it on significantly compresses the top of my spine. That is even though the bag is well adjusted and I gave up on bringing some things I wanted to, but it’s just…too heavy. I try to reassure myself by thinking it’s supposed to get less heavy as the trek goes on.
I feel incredibly lazy to start cooking, but I should rather do it soon, as I need energy, and sleeping. Thanks again to Moisés for the portable stove and all the cooking stuff, it’s really convenient for me, they’re very handy!
See you!
PS: Elevation ~4020m PS2: The landscapes were wonderful, and the wildlife really stunning!!! But I’ll talk about that another time (it’s really worth it), right now I’m simply too exhausted for that!!!
Excerpt from my travel diary, written after putting up the tent on the first evening.
And some time later, once the night had fallen and my stomach was full, as you can guess with what I say and the slightly happier tone:
It’s simultaneously freaky, and sooo cool to be camping alone right in the middle of the Huascaran park. Let’s hope a cow, an alpaca, a horse or even a donkey, is not gonna come an eat my tent during the night!
Still from the diary, and yes I’m copying exactly as it was written there, in order to try to make this a little authentic 😉
As you’ve probably understood by now, the first day was quite difficult. Mainly because of the weight of my bag, but I don’t know the extent to which the fact that I was so tired also played a role. The day had indeed started at around 5 in the morning with a ride in collectivo from Huaraz to Yungay (another town which, just like Huaraz, acts as a kind of gateway towards the Huascaran park, but less significant than Huaraz, even though it is closer than the latter to many excursions’ starting point). Just in case, a « collectivo », which I think is also called « combi » since I couldn’t notice any difference between the two, is a kind of minivan/minibus. They constitute the vast majority of the public transport system here in Peru. And you had better not taken that collectivo too late because it’s quite a long ride, and once in Yungay you have to change and take another collectivo to go until Vaqueria, the actual starting point of the hike. But that second collectivo only offers two departures each day…which makes sense since Vaqueria and the other stops are in really small villages, so I guess there isn’t a lot of demand — but that means you must be very careful not to miss these two departures!
Here’s a combi. But they’re often a little smaller…
…and since I’m very tall, if there’s no seat available and I therefore have to stand up, I have to lower my head otherwise it hits the ceiling!
The organization inside can be quite haphazard!
Note that these pictures date back to Lima — I did not go hiking wearing a shirt as I am in the second picture!
The second collectivo takes a very uneven non-concrete road, hence the « turbulent » I wrote in the diary: it really tosses you every which way — only once you’ve been through it can you understand what I mean! But this ride also offers a splendid viewpoint over a great number of mountains, cliffs and mountain lakes — in particular the Llanganuco lakes, from where the Santa-Cruz used to start before the mountain « road » was extended. It takes nearly 3 hours to reach Vaqueria, so you can be a little stunned once you finally get there, because you’ve been tossed around in every direction for so long, but at least it gave me enough time to get to know two Israeli guys at first, and then to have a long discussion with a Peruvian woman that lives in a small village even further than Vaqueria. With the latter we talked about a lot of different things, from livestock and the cows’ size (they are bigger in France than they are here) to the significance of Italian (or on a different note Venezuelian) immigration in Peru, by way of a discussion about our respective families, the Quechua language, and even a comparison of religious beliefs between Peru and France. That was very interesting.
As for the two Israeli guys, they had met a few days before during another, much harder, trek: the Huayhuash. They had not planed on doing the Santa-Cruz, but instead to ride down with their rented mountain bikes the road we had just been climbing in the collectivo, which also promised to be a thrill! They therefore got off once we reached the highest point of the itinerary (named « Mirador: Lagunas Llanganuco » on the map above), way before Vaqueria. When I understood that their bikes had been tied up on the combi’s roof, probably above all the bags, and mine in particular, I started thinking that this brownish liquid that had been flowing on the window for a moment must have meant that the small chocolate-milk cartons in my bag had burst (yeah I know, I didn’t bring the most lightweight « food » 😛 ) — I really freaked out! In fact, when we reached Vaqueria, everything was fine in my bag, and I could therefore start the hike with peace of mind.
The Llanganuco lakes. Photo Credit: One of the guys in the group, whose name I forgot…sorry!
When I finally got off the combi in Vaqueria and started walking, the idea that I was beginning this 4 days trek for real, completely on my own (I still thought at that moment that I might not cross anyone’s path during the whole trek!) suddenly became much more tangible. And that’s a weird sensation: a little surrealistic, and kind of similar to the one I felt when I left for Peru, but to a lesser extent though.
About the walk, you do not immediately start the ascent towards Punta Union, but instead the route first goes down quite steeply, so that what you think is that climbing will be all the more painful afterwards… When you then start going up again, you cross small hamlets, which I don’t quite know if they’re part of Vaqueria, but where you encounter a great deal of farming animals almost walking around freely: sheeps, goats, chickens, donkeys, and all kinds of pigs! I didn’t know such a variety of the latter existed, and the bigger ones are sometimes so quiet that you don’t even notice them…until you reach their level, and then they can startle you with their grunt (no, I’m not gonna try to make you believe they’re guard pigs, as I did with the cats in the First Days In Lima‘s article, I promise).
Then the hamlets become more and more spaced, until they’re completely gone, and a few moments later you reach a checkpoint to buy your ticket, which allows you to get into the Huascaran park strictly speaking. And it’s there, in a gigantic pasture that lets you rest a little because the route there is flat, that you start discovering the impressive wildlife I talk about in my diary! I think that was the first time I saw horses running around completely free! I mean, they weren’t in an enclosure, however big it could have been, neither were they temporarily allowed to gallop in an open space, no, they lived there! In that gigantic space where nobody came to annoy them — assuming visitors of the Huascaran park are respectful and there aren’t too many of them, which was clearly the case on that day since I only met two people, the first of whom seemed to work for the park management.
But horses were not the only inhabitants of this wide pasture delimited by the surrounding mountains. Sheeps, donkeys, and especially cows and bulls, were numerous too. I even think that I saw two llamas playing cat and mouse (or running after each other at least 😛 ).
The landscapes were very beautiful too: the mountains and their relief still full of Polylepis at that altitude (one of the most « altitude-proof » trees in the world according to Wikipedia, and the local guides), the countless little cascades that you can see in the distance falling in the middle of these mountains’ relief, the small brooks flowing between the pasture’s weeds (sometimes so discretely that you really have to be watchful to be able to notice them), but also all these reddish stones in the rivers, likely results of an oxydisation whose origin I don’t understand. But at this point I’d rather let you look at the pictures, which clearly aren’t enough to give you a sense of how impressive this was (and in a way it’s better like that, as someone lately told me, otherwise it wouldn’t be worth visiting anymore), but will still do a better job than my words, however inventive I try to be.
First, here are some of the animals I was telling you about:
Photo Credit: Again this guy whose name I forgot…
The horses!
They’re hiding among the rocks, but there are sheeps everywhere!
Horses again…
You can’t see them well because of the (bad) quality of the picture, but far away in this pasture were almost all of these animals, gathered together in one place.
Then a few pictures of the landscapes:
Click the pictures, there’s no point watching only the small thumbnails 😉
At some point you finally leave these huge pastures, and the route becomes a little steeper, as the vegetation turns dense again and you’re getting close to the end of this first day of walk. As I think I already said…(when you don’t remember what you did or did not say in the article, that means the latter really becomes too long…but don’t worry you’re getting close to the end!). So, as I might already have said, there was multiple possible camping sites for each day, one of which was particulary obvious and indicated by a sign (let’s call it the « official camping site »), and other sites that were smaller and less official but potentially more pleasant as they could be less crowded (even though at this time of the year the whole trek’s itinerary was almost free of visitors anyway). Be careful not to leave any trace in that case!
I had initially planned to camp quite far at the end of the first day, which would have enabled me to seriously step into the ascent towards Punta Union, in order to ease a litlle the second day that I dreaded so much, and to potentially be able to end the trek in 3 days instead of 4. But given how I felt at that moment, I quickly understood I’d have to change my plans. Still there was no way I would stop at the first camping site (the official one), and since I reached the second one very quickly, I thought I could try to push a little more. By the way another hiker (the second person that I met that day in the park) caught up with me when I reached the second camping site. He was walking impressively fast, and explained to me that even though he was part of a group he had chosen to carry his equipment. Respect…I later understood that the guy was a machine! The group, which must have been at least 5 minutes late behind the guy, was just about to stop at this second camping site, so that reinforced my idea that I should carry on a little more.
Reaching the third camping site has been one of the most difficult moments of my trek (but not THE most difficult moment right?)! It was further than I thought from the previous one (approximately 1.5 kilometers away, see pictures below), I was beginning to stumble on the rocks (not that the path was difficult, but simply because I was exhausted), and in the end I looked at the GPS for the distance that remained, converted that into a number of steps, and started counting my steps in order not to think about tiredness! Kind of weird I have to admit…but I’ve always done things like that: I sometimes count in order to fall asleep also, and I’m not counting sheeps as we tell little children to do, I count the seconds passing… Anyway… 😆
Picture taken from my camping site.
Photo Credit: The mystery photographer once again!
Don’t look at the angry cow in the foreground, but instead at the mountains in the distance! It seems to me that these pictures show two different viewpoints over the same ridge: first from my camping site, and then from the previous camping site. That gives a sense of how far they were from each other.
It took me 190 steps to reach the camping site if I remember correctly, and I even went past it at first because it really seemed insignificant compared to the previous ones.
You already know what comes next: I put up the tent and it was easier than I thought, I collapsed into it, and then I started writing in the diary. But since this article is becoming quite long, I suggest we stop here, with the pictures of my one-night dwelling. And I’ll tell you about the remaining 3 days another time! Okay? … Of course since you don’t have a choice!
To be continued…
PS: One last thing before I leave you though! If you feel a little disappointed with not seeing splendid pictures of the mountains, mountain lakes, and glaciers I told you about: don’t worry, they’re coming in the second part of the article! It’s just that we’ve only reached the first day and the most impressive landscapes showed up on the following ones (and also that in the beginning I was trying to save the battery of my cell phone, which I used mainly as a GPS, since I left without bringing a map). In addition, I really thought these prerequesites were necessary for you to understand my state of my mind when I went into the trek 🙂
Disclaimer: For this article as well as any other article written in a foreign language (that is, not in French, from my point of view — but I could as well have said every article written in English or Spanish, since I doubt I will learn yet another language during this trip…mastering Spanish would already be very cool and I’d consider it a victory!), I’ll allow myself to significantly rephrase parts of the article if I after publishing I find something that I’m actually not satisfied with, or if one of my careful readers (and I know some will be 😉 ) come up with relevant improvement suggestions. So don’t be surprised if this article seems a little different from the previous time you’ve been here, if for some reason you’re reading it again. Even this disclaimer could be updated!
Je suis tranquille, je fais ce que je veux, je n’ai aucune obligation et je viens d’en prendre vraiment conscience. Je pense que je ne m’en étais pas encore rendu compte parce qu’avec le stress de l’arrivée et l’adaptation à la ville de Lima je n’avais pas encore tellement eu l’occasion de profiter de cette liberté. Mais je viens d’arriver dans mon second Airbnb et c’est l’occasion de prendre un peu de recul. En prenant conscience de ça je viens de me dire « Bah je vais juste éteindre mon téléphone en fait! ».
Si on veut me parler, je le rallumerai dans quelques heures, ou demain, ça change rien! Et puis c’est pas comme si je croulais sous les coups de fil, mais le fait de le savoir éteint ça change quelque chose, psychologiquement.
Ça me fait penser; hier à Miraflores, sur le « malecon » (la jetée qui surplombe la plage), je me suis posé et j’ai discuté un peu avec un surfeur, prof de surf et de parapente, qui au début m’a justement interpellé pour me proposer des cours de parapente, puis avec lequel on a au final commencé à discuter de tout et de rien. Et il m’a dit que récemment il avait coupé son téléphone pendant 9 mois (récemment mais quand même il y a plus de 9 mois donc, parce qu’il était rallumé là)! Intéressant…
Mais non je ne vais clairement pas faire la même chose. Il est surfeur, moi je suis geek 😆
Mais c’était une discussion intéressante. Je lui ai demandé si ça avait été dur, il m’a répondu que c’était juste compliqué pour se retrouver avec ses potes! Je vois un peu le genre; je sais qu’à Viry, au Clos Gatinois, ça ne me poserait pas trop de problèmes (en tout cas à l’époque; aujourd’hui c’est plus tout à fait pareil). Mais ailleurs effectivement ça doit être un peu compliqué…
OK guys, ça fait plus de deux semaines que je suis à Huaraz, plus de dix jours que je n’ai pas publié d’articles, et il est temps de faire un point! Pour être honnête j’en ai un bon paquet encore dans les cartons, qui ne méritent que quelques ajustements avant de pouvoir être publiés, et la plupart d’entre eux porte toujours sur Lima. Autant dire que selon moi, contrairement à ce que vous pourrez entendre, cette ville mérite vraiment qu’on lui accorde du temps.
Mais là il y a plus urgent! Parmi toutes les excursions envisageables lorsqu’on loge à Huaraz (dont un certain nombre que j’ai eu l’occasion de faire puisque j’y suis depuis un bon moment, et je sais que c’est toujours le même refrain, mais promis je vous les raconterai dans un autre article, moins en détails) il y en a une qui sort du lot: le Trek du Santa-Cruz! Et il faut absolument que je vous raconte cette aventure tant que c’est encore chaud, parce que c’était une expérience exceptionnelle! Mettons juste rapidement les choses en place. Enfin un petit nombre de prérequis, puisque vous aurez plus de contexte sur Huaraz et ses environs dans un autre article.
Huaraz est une assez grande ville située à 3000m d’altitude, à l’entrée d’un massif montagneux qu’on appelle la Cordillera Blanca (pas besoin de traduction j’imagine), qui fait lui-même partie de la Cordillère des Andes.
La ville en elle-même n’est pas réputée pour être particulièrement intéressante d’un point de vue touristique. On peut quand même s’y plaire hein! C’est d’ailleurs mon cas, à tel point que j’ai du mal à me décider à en partir, mais d’un point de vue visites, histoire, architecture etc, la ville n’a au premier abord pas énormément à offrir.
Cependant Huaraz est située juste à côté du parc Huascaran, un parc national classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, pour protéger les richesses de la nature dont regorge la cordillère blanche. Vous pouvez donc facilement imaginer qu’on trouve dans ce parc des endroits magnifiques, et que Huaraz étant la grande ville du coin, elle s’est retrouvée à servir de point de départ aux différentes excursions permettant de découvrir ces lieux. D’où un afflux touristique assez important!
Parmi toutes les excursions envisageables dans la cordillère blanche, il y en a une en particulier dont vous ne manquerez pas d’entendre parler si vous vous dirigez vers Huaraz: le Santa-Cruz. En ce qui me concerne je me rendais à Huaraz sans jamais avoir entendu ce nom (d’ailleurs je ne sais même plus comment j’ai choisi de me rendre dans cette ville; j’avais dû voir des photos de la laguna 69 sur internet puis décidé de me rendre à Huaraz en comprenant qu’il fallait y passer pour voir la laguna), et c’est un jeune couple de français rencontré en prenant le bus entre Lima et Huaraz (coucou à vous si vous passez par là!) qui m’en a parlé pour la première fois.
Pour la plupart des randos, le schéma classique consiste à passer par l’un des innombrables tour-opérateurs présents à Huaraz, qui ne manqueront pas de vous aborder dans la rue si vous passez devant leur boutique en marchant un peu trop lentement. Et je ne m’en plains pas puisque c’est au final de cette manière que j’ai visité la laguna 69, et c’était super! Il faut d’ailleurs savoir que ce n’est pas un piège à touristes (en général en tout cas!), c’est juste qu’il y a toute une logistique à mettre en place pour beaucoup de ces randonnées (ou visites) dont le point de départ est souvent un tout petit village situé à plusieurs dizaines de kilomètres de Huaraz, et dont le point d’arrivée est parfois différent du point de départ. C’est pour cette raison que les hôtels et auberges de jeunesse font pour la plupart office d’intermédiaires avec ces tour-opérateurs.
Quand j’incruste une carte comme ci-dessus, vous avez d’une part l’échelle en kilomètres en bas (à coté de « Conditions d’utilisation », sauf peut-être sur mobile), et d’autre part l’icône en haut à gauche (à gauche du nom de la carte) qui affiche la liste détaillée des points que j’ai marqués, des lignes que j’ai tracées, etc. Donc des informations potentiellement utiles 😉
Voilà je pense qu’on est bon pour les prérequis. Entrons donc maintenant dans le vif du sujet: le Santa-Cruz! Tout comme les autres excursions, il s’agit d’un trek qui se fait généralement en passant par une agence de tourisme. Déjà parce qu’encore une fois il faut se rendre loin de Huaraz et que la rando se termine dans un autre petit village paumé que celui dans lequel elle a commencé (donc même si vous avez votre propre voiture vous ne gagnez pas grand chose). Mais aussi parce que c’est une excursion qui dure 4 jours, qu’il n’y a pas de refuges sur le trajet (donc on est en autonomie complète pendant toute la rando), et qu’on passe par des altitudes assez élevées, ce qui est en grande partie responsable de la relative difficulté du trek! Les tour-opérateurs mettent donc à votre disposition un guide, la nourriture, des ânes pour porter tout le matos nécessaire…
Mais vous me connaissez, je n’aime pas faire les choses comme tout le monde… En réalité je ne sais plus exactement pourquoi j’ai commencé à envisager de faire le trek tout seul, mais c’est un mélange des choses suivantes:
J’avais l’impression que passer par une agence de tourisme rendait l’aventure moins authentique; que c’est un peu comme si on me prenait par la main pour me montrer en quoi consistait le Santa-Cruz, mais qu’il y avait donc un intermédiaire entre l’aventure et moi. Si vous voulez un parallèle je voyais ça un peu comme la différence entre voir des animaux dans un zoo et les voir dans leur habitat naturel (même si c’est extrêmement exagéré comme comparaison).
L’opportunité de me retrouver tout seul en pleine nature, pendant plusieurs jours, sans dépendre de qui que ce soit et en ne comptant que sur moi-même, était forcément un peu plus séduisante pour mon côté asocial que l’idée qu’il faudrait essayer de profiter du voyage tout en faisant l’effort de m’intégrer à un groupe si je passais par un tour-opérateur (attendez la suite avant de froncer les sourcils).
Qui dit randonnée en groupe dit décisions collectives, notamment en ce qui concerne l’itinéraire. Autrement dit je n’aurais pas été à même de décider seul si j’allais faire un détour me permettant de voir d’autres paysages que ceux du chemin principal.
Faire ce trek tout seul représentait un sacré challenge d’un point de vue sportif, et même humain. Je pense que cette composante était l’une des plus importantes dans mon choix, à tel point que j’en oubliais parfois de profiter des paysages tant j’étais focalisé sur « l’épreuve » que j’étais en train de surmonter. Encore une fois on est en autonomie complète pendant 4 jours; il faut être capable de ne compter que sur soi même, dans un environnement auquel la majeure partie d’entre nous n’est vraiment pas habituée! Et ça peut paraître con dit comme ça, mais vous verrez par la suite que c’est pas si simple! L’idée que des ânes allaient porter une bonne partie du matériel dont j’avais besoin rendait donc le challenge beaucoup moins…challenging! Ou alors il aurait fallu que ce soit des ânes dont je m’occupe moi-même, tout en m’assurant de leur bien être etc, et voyez-vous, je n’envisage pas vraiment de me reconvertir en muletier! Idem avec l’idée que quelqu’un allait me faire la cuisine: j’aurais tout de suite moins eu l’impression d’avoir survécu grâce à mes propres efforts.
Et enfin, on va pas se mentir, faire le Santa-Cruz en solitaire ça en jette! Justement parce que c’est un sacré challenge.
Petite parenthèse, puisqu’on est sur le thème de la survie en autonomie, pour vous recommander cette chaîne Youtube: Primitive Technology. En gros c’est un mec tout seul dans la forêt (jusque là rien d’exaltant je vous l’accorde) qui fabrique tout ce dont il peut avoir besoin pour survivre, en se servant uniquement des matériaux qu’il trouve sur place. Autrement dit on est à un tout autre niveau: là où moi j’avais amené une tente, et des couverts pour manger (par exemple), lui il fabrique une maison, avec à l’intérieur un système de chauffage; il construit une forge, et il extrait du métal à partir du sol… Et au cours d’une autre rando j’ai rencontré une meuf qui venait de Russie et qui connaissait cette chaîne; c’est con mais j’ai trouvé ça trop cool! Bref, on s’en fout un peu… Fin de la petite parenthèse!
Crédit Photo: Alena
Crédit Photo: Primitive Technology
Jeremy VS Primitive Technology …
Bon petit bémol quand même, je ne suis pas fou: des gens qui font le Santa-Cruz en solo il y en a plein. Il n’y a pas non plus besoin d’être superman, et je me suis d’ailleurs inspiré de ce blog, puis de celui-ci, lors de ma préparation. Et c’est d’autant moins dangereux qu’il y a quand même de fortes chances de croiser des gens le long du trajet, puisque c’est un trek assez renommé. Mais à mon niveau ça reste un sacré défi!
Préparatifs
Avant de vous raconter le déroulement du trek jour après jour, je vous propose un rapide topo sur l’itinéraire et sur ma préparation, en commençant par une petite anecdote. Cette dernière implique de spoiler quelques moments forts de cette rando, mais on s’en fout, puisque j’ai finalement décidé de ne pas soumettre le scénario à Netflix 😛
Dans la mesure ou j’avais choisi de faire le trek en solitaire, il me fallait louer du matériel: tente, sac de couchage, matelas de camping, et réchaud. On m’a prêté un sac de couchage avant mon départ pour le Pérou, mais il n’est pas à même d’affronter les températures relativement froides que l’on peut rencontrer lors de ce trek. Quant à la tente et au reste ça aurait clairement été un gâchis de place dans mon sac de les amener depuis la France, puisqu’il est possible de les louer les rares fois où j’en ai besoin. Je me suis donc mis en quête de magasins où il était possible de louer mon matériel, et après quelques essais infructueux, j’ai fini par réussir à me faire orienter vers une enseigne où je pourrais louer plutôt qu’acheter. Sauf qu’au final il s’agissait plutôt d’une agence qui organisait des excursions, et louer du matériel n’avait pas tellement l’air d’être dans leurs habitudes… Et non ce n’est pas ça l’anecdote, ça serait vraiment nul sinon; un peu de patience!
Après avoir expliqué ma situation à cette agence, ils finissent par envisager de me louer du matos, et me donnent un prix complètement improvisé sur le moment, en détaillant quand même à combien reviennent la tente, le sac de couchage, etc. Mais je les trouvais peu aimables, très froids, et leur prix me semblait cher. Avec du recul je me rend compte que ça ne l’était pas vraiment (~60€ pour 4 jours), mais disons qu’on s’habitue à ce que tout soit très peu cher ici…de sorte que je leur ai dit que je voulais comparer avec leurs concurrents, et me suis empressé d’aller voir ailleurs. La seconde enseigne dans laquelle je me suis rendu m’a beaucoup plus plu: ils étaient très pros, louer du matos faisait clairement partie de leur business, et leur prix était très intéressant. D’autant plus qu’entre temps, des amis rencontrés à Huaraz (ceux qui tiennent le restaurant où l’on peut payer en bitcoins, juste à côté de mon hôtel, mais ceci est une autre histoire…) m’avaient dit qu’ils pouvaient me prêter tout le nécessaire pour la cuisine. Je suis donc ressorti de ce deuxième magasin avec tout mon matériel de camping; ouf, parce qu’il commençait à être un peu tard et que je comptais commencer la rando le lendemain matin.
Effectivement, cette photo n’a rien à faire là! Il me fallait juste quelque chose pour combler, qui soit sympa, mais pas trop, histoire de ne pas détourner votre attention de ce que je suis en train de raconter…donc voilà des bébés ânes super mignons que j’ai croisés au cours de la rando! …Quoique je pourrais en profiter pour dire que les ânes qui portent le matériel des randonneurs étaient peut-être eux aussi mignons comme ça quand ils étaient bébés…vous voulez vraiment leur faire porter vos sacs de 50 kilos? 😛
Et c’est maintenant que je vais devoir spoiler un peu. Au cours de la rando, le deuxième jour pour être exact, j’ai rencontré un groupe de randonneurs, qui eux s’étaient lancés dans le Santa-Cruz en passant par un tour-opérateur, donc avec guide, ânes, etc etc. Forcément, puisque on était tous dans la même galère, on a commencé à discuter, et le courant est super bien passé. Tellement bien passé qu’à la fin je faisais plus ou moins partie du groupe: on a quasiment marché une journée et demie ensemble (jusqu’à ce que je prenne un itinéraire un peu différent du leur), je me suis incrusté sur les photos de groupe, et, sur le retour, j’ai eu droit à ma place dans le bus du tour-opérateur pour revenir à Huaraz, alors que je n’avais rien payé! J’ai même été invité à prendre un verre avec le groupe (guide inclus), le soir du retour à Huaraz, dans un bar situé juste en face de la boutique du tour-opérateur (le rendez-vous étant fixé à 19h devant cette dernière).
En arrivant à Huaraz, un peu gêné par tant de gentillesse, j’ai bien évidemment aidé à décharger le bus et à porter tout le matériel jusqu’à la boutique. Et là, quelle ne fût pas ma surprise, où devrais-je plutôt dire mon malaise, en constatant que l’agence devant laquelle le guide m’indiquait de déposer le matos, se trouvait justement être celle dans laquelle j’avais essayé de louer mon matériel au début, et que je n’avais pas quittée en très bon termes… Évidemment j’ai eu droit à un regard légèrement dédaigneux de la part de celui qui avait quelques jours auparavant été mon interlocuteur. Heureusement qu’il y avait Isabella, cette brésilienne super cool avec laquelle j’avais vachement sympathisé pendant la rando (et à cause de laquelle j’envisage maintenant d’inclure un passage par le Brésil dans mon itinéraire!), de sorte qu’il y avait quelqu’un à qui je pouvais discrètement faire part de mon malaise!
Voilà, c’était ça la petite anecdote, pour ceux qui n’auraient pas compris! Mais revenons-en à des considérations un peu plus organisationnelles: après avoir loué mon matériel de camping dans la boutique Akilpo (je poste le lien, ça peut toujours être utile!) il me restait encore quelques courses à faire, notamment la nourriture (pâtes, barres de céréales, fruits secs, etc), et quelques gadgets à acheter, genre une gourde, ou une montre, même si j’en avais déjà amené quelques-uns depuis la France (jumelles, boussole, …). Je ne vais pas trop rentrer dans les détails ici, et posterai plutôt en bas de page un lien vers la liste complète que j’avais faite, une fois que je l’aurai un peu mise en forme; ça aussi ça peut être utile (pour moi en tout cas)! Sachez juste que j’avais un petit ustensile qui fait vraiment la différence: la Lifestraw. Il s’agit d’une paille filtrante qui permet de boire l’eau de presque n’importe quelle source en rando, et c’est vraiment hyper pratique! En théorie je n’avais donc quasiment pas besoin d’apporter d’eau. Mais bien évidemment dans mon extrême prudence j’ai quand même amené 3 litres d’eau minérale, entre ma gourde et les bouteilles… Idem pour la nourriture: non seulement il m’en restait pour au moins deux jours à la fin de la rando, mais en plus je n’avais pas réussi à tout faire rentrer dans mon sac, de sorte que j’avais dû en laisser une partie à l’hôtel (oui j’ai tout le temps peur d’avoir faim^^).
Comment faire rentrer ça…
et ça…
dans ça!
Parlons maintenant un peu de l’itinéraire: ça aussi c’est important quand même! Il faut savoir qu’il existe plusieurs alternatives à l’itinéraire que je vous présente ici, notamment la possibilité de faire le trek dans l’autre sens, ainsi que des détours permettant de rallonger le trek. Ce que je vous explique correspond donc uniquement à ce que j’ai fait, mais c’est l’itinéraire le plus classique.
« Mon » Santa-Cruz commence donc dans un petit bled paumé qui s’appelle Vaqueria (altitude environ 3500m), et se termine 4 jours (3 nuits) plus tard dans un autre petit bled paumé, Cashapampa (altitude environ 2900m).
Le point culminant, nommé Punta Union, est atteint le deuxième jour, et se situe à une altitude de 4750 mètres. C’est quasiment aussi haut que le Mont-Blanc, qui est un peu la référence pour les français… Ce passage promet une vue spectaculaire, si la météo le permet, sur tous les sommets environnants (notamment l’Artesonraju qui culmine à 6025m et aurait inspiré le logo de la Paramount), ainsi que sur le somptueux lac Taullicocha! Et sachez que ces noms, dont beaucoup sont des mots en Quechua, et que je mets ici uniquement par soucis d’exactitude car j’ai moi-même du mal à m’en souvenir, seront illustrés plus loin par de belles photos 🙂
Le troisième jour, un détour assez classique de quelques heures permet de se rendre sur les rives d’un autre lac de montagne, l’Arhuaycocha, tout aussi magnifique que le précédent, et d’où l’on a aussi une vue splendide (encore une fois si la météo le permet) sur l’Alpamayo, considérée par certains comme la plus belle montagne du monde, et à laquelle les alpinistes les plus chevronnés (mais sûrement pas moi!) vont se frotter!
Suite à ce petit détour on redescend pour aller camper à Llamacorral, situé à 3800 mètres d’altitude, et on termine le lendemain en rejoignant en 3 heures environ le petit village de Cashapampa.
Enfin, puisque le trek ne commence ni ne se termine à Huaraz, il y a évidemment une composante transports en commun pour se rendre au point de départ de la randonnée à proprement parler, ainsi que pour revenir de Cashapampa jusqu’à Huaraz le dernier jour. Mais je préfère inclure ceci dans le récit « jour après jour », puisque pour moi, ça faisait partie intégrante de l’expédition, et non pas des préparatifs.
La carte ci-dessus est une carte topographique, c’est-à-dire qu’elle fait apparaître le relief. Et si vous arrivez à zoomer de la bonne manière (autrement-dit suffisamment mais pas trop; pas évident…), vous avez même les lignes de niveaux qui apparaissent, ce qui permet de se rendre compte d’où sont les passage difficiles, quel(s) jour(s) on parcourt le plus de dénivelé, etc… Pour ceux que ça intéresse 😉 Aussi, ça n’apparaît pas sur la Google Map, mais presque tout l’itinéraire longeait des rivières ou torrents. C’était à la fois très sympathique, et pratique.
Nous voici donc fin prêts pour aborder cette célèbre randonnée, alors accrochez vos ceintures parce que ça va secouer! Bon j’en fais peut-être un peu trop…tout ça pour dire que ça y est j’arrête le teasing: dans la partie suivante je vous raconte comment ça s’est passé!
Jour 1 – Un début difficile!
♪♪♪Theme songs♪♪♪ Hymn #101 – Joe Pug Oyasumi – Lomepal Piany Pianino – Thylacine
Avant mon départ pour le Pérou on m’avait offert deux carnets de voyage. C’était une superbe idée de cadeau, et chacun d’eux avait d’ailleurs été agrémenté d’un petit mot sur les premières pages écrit par la personne qui me l’a offert, ce qui rajoutait une touche personnelle que j’ai énormément appréciée, alors encore merci. La raison pour laquelle je vous fais part de ceci est que j’avais emmené l’un de ces carnets avec moi pendant le Santa-Cruz, et que pour vous raconter le début de la rando, je propose de vous recopier ici ce que j’ai écrit dans le carnet le premier soir…
Mes carnets de voyage.
Le 12/02/20: Premier jour du Santa-Cruz
17h50: Enfin posé « au chaud » dans la tente. Pas si difficile que ça à monter!!!
Je suis mort; vraiment je n’en peux plus! En montant la tente, chaque fois que je me relevais, j’avais l’impression que j’allais tomber dans les pommes! Il faut dire que j’ai dormi moins d’une heure la nuit dernière. Pas terrible la veille d’un trek. La faute à mon organisation merdique: j’ai fini de préparer mon sac à ~4AM.
Le départ du collectivo était à 5h30…
Et la journée a été très longue, transport de Huaraz à Yungay, puis vers Vaqueria dans un autre collectivo (très long et mouvementé). Puis la marche en elle-même: je ne me suis pas arrêté au premier site de campement, j’ai poussé jusqu’au second, ou troisième (c’est pas vraiment officiel) pour gagner un peu de temps pour demain, qui est censée être une marche beaucoup plus difficile. Je sais pas comment je vais faire, mon sac est beaucoup trop lourd, ça me fait un peu bader. J’en ai déjà des courbatures aux épaules (ça m’est difficile d’écrire!), et j’ai l’impression que ça me tasse le haut de la colonne quand je marche avec. Pourtant il est bien réglé, et j’ai fait quelques concessions dans ce que j’ai amené, mais il est juste…trop lourd. Je me rassure en me disant qu’il est censé s’alléger au cours de la rando.
J’ai une flemme incommensurable de faire à manger, mais il faut que je m’y mette rapidement, j’ai besoin d’énergie, et de dormir. Encore merci à Moisés pour tous les ustensiles et le réchaud, ça m’arrange vachement et ils sont hyper pratiques! A plus!
PS: Altitude ~4020m PS2: Les paysages étaient magnifiques, et la faune tellement impressionnante!!! Mais j’en parlerai une autre fois (ça le mérite vraiment) là je suis trop crevé!!!
Extrait de mon carnet de voyage, écrit après avoir monté la tente le premier soir.
Et un peu plus tard, une fois la nuit tombée et mon ventre rempli, comme vous pouvez vous en douter d’après le contenu et le ton un peu plus enjoué:
C’est à la fois badant et trop stylé de camper solo en plein milieu du park du Huascaran. Espérons qu’une vache, un alpaca, un cheval ou un anne (mdr pas fait exprès), un âne donc, ne va pas venir manger ma tente pendant la nuit!
Toujours mon carnet de voyage, et oui je recopie à la faute d’orthographe et à la rature près, pour essayer de rendre ça un peu authentique 😛
Comme vous l’aurez compris, le premier jour a été plutôt difficile. Principalement à cause du poids du sac. Mais je ne sais pas dans quelle mesure la fatigue a joué aussi. La journée avait en effet commencé vers 5 heures du matin en prenant un collectivo pour aller de Huaraz à Yungay (une autre ville qui comme Huaraz fait un peu office de porte d’entrée vers le parc du Huascaran, mais moins importante que Huaraz, bien que plus proche d’un certain nombre d’expéditions). Au cas où, les « collectivos », que je crois qu’on appelle aussi « combis », puisque je n’ai pas relevé de différence entre les deux, sont des espèces de vans/mini-bus. Ils constituent le principal moyen de transport en commun ici. Et mieux valait ne pas prendre ce dernier trop tard, car le trajet est un peu long et une fois à Yungay il faut changer de collectivo pour aller jusqu’à Vaqueria, le vrai point de départ de la rando. Or pour ce second collectivo, il n’y a que deux départs par jour. Ce qui se comprend car Vaqueria et les autres arrêts sont en réalité des tout petits « villages », donc il ne doit pas y avoir énormément de demande.
Voilà un combi. Souvent ils sont un peu plus petits…
…et puisque je suis très grand, si je n’ai pas de place assise et dois donc rester debout, je dois baisser la tête car elle touche le plafond.
A l’intérieur c’est parfois un peu à l’arrache!
Notez que ces photos datent de Lima, je ne suis pas parti en rando en mode chemise comme sur la seconde photo!
Ce second collectivo passe par une route non bétonnée et très accidentée, d’où le « mouvementé » que j’ai écrit dans le carnet: ça secoue vraiment dans tous les sens et il faut le vivre pour comprendre! Mais le trajet offre une vue splendide sur bon nombre de montagnes, falaises et lacs d’altitude, dont notamment les lacs Llanganuco, d’où commençait autrefois le Santa-Cruz avant que la « route » ne soit prolongée. On met près de 3 heures à atteindre Vaqueria, donc on est un peu assommé d’avoir été secoué pendant si longtemps en arrivant, mais cela m’a permis de faire connaissance avec deux israéliens dans un premier temps, puis d’avoir une longue conversation avec une péruvienne qui vit dans un petit village encore plus loin que Vaqueria dans un second temps. Avec cette dernière on a parlé de plein de choses, en commençant par le bétail et la taille des vaches (qui sont moins grosses ici qu’elles ne le sont en France), pour en arriver à l’importance de l’immigration italienne (ou dans un autre registre vénézuélienne) au Pérou, en passant par une discussion sur nos familles respectives, la langue Quechua, ou encore une comparaison des croyances religieuses en France et au Pérou. C’était très intéressant.
Les deux israéliens quant à eux, s’étaient rencontrés quelques jours auparavant au cours d’un autre trek beaucoup plus hardcore, le Huayhuash. Ils n’avaient pas l’intention de faire le Santa-Cruz, mais de dévaler en VTT les montagnes que nous venions juste de monter en collectivo, ce qui promettait aussi des sensations d’enfer! Ils sont donc descendus une fois le point culminant du trajet atteint (nommé « Mirador: Lagunas Llanganuco » sur la carte un peu plus haut), bien avant Vaqueria. En comprenant que leurs vélos étaient attachés sur le toit du combi, probablement par dessus tous les sacs, et notamment le mien, j’ai commencé à me dire que ce liquide brunâtre qui coulait sur la vitre depuis un moment devait signifier que les briques de Candy-Up dans mon sac avaient été percées (oui je sais j’emmène pas les « aliments » les plus légers 😛 ); j’ai vraiment flippé! Finalement, en arrivant à Vaqueria tout allait bien dans mon sac, et j’ai alors pu commencer la rando l’esprit tranquille.
Les lagunas Llanganuco. Crédit Photo: Un des mecs du groupe, dont j’ai oublié le nom…désolé!
Lorsque je descends enfin du combi à Vaqueria, et que je commence à marcher, l’idée que j’entame pour de vrai ce trek de 4 jours, en autonomie complète (je m’imaginais encore à ce moment là que je n’allais peut-être croiser personne pendant toute la rando!) devient subitement beaucoup plus concrète, et c’est une drôle de sensation: un peu surréaliste, et assez semblable à celle ressentie lors de mon départ au Pérou lui-même, mais dans une moindre mesure.
Concernant la marche, on entame pas tout de suite l’ascension vers Punta Union, mais au contraire ça commence par descendre assez rapidement, de sorte qu’on se dit que la montée fera forcément plus mal derrière… On passe lors de cette remontée dans des petits hameaux, dont je ne sais pas vraiment s’ils font partie de Vaqueria, mais où l’on croise différents animaux d’élevage en quasi liberté: moutons, chèvres, poules, ânes, et toutes sortes de cochons! Je ne savais pas qu’il existait une telle variété de ces derniers, et les plus gros d’entre eux sont parfois tellement calmes qu’on ne les remarque pas…jusqu’à ce que vous passiez à côté, moment auquel ils pourront alors vous faire sursauter avec leur grognement (mais non, je n’essaierai pas de vous faire croire que ce sont des cochons de garde, promis).
Ensuite les hameaux deviennent de plus en plus épars, jusqu’à disparaître totalement, et on atteint peu de temps après un poste de contrôle pour acheter son ticket, permettant d’entrer dans le parc du Huascaran à proprement parler. Et c’est là, dans une immense prairie qui permet de se reposer un peu car on marche alors presque sur du plat, qu’on commence à rencontrer l’impressionnante faune que j’évoque dans mon carnet! Je pense que c’était la première fois que je voyais des chevaux en toute liberté! Je veux dire, ils n’étaient pas dans un enclos, aussi grand soit-il, ni même temporairement autorisés à galoper dans un espace ouvert, non, ils vivaient là! Dans cet immense espace où personne ne venait les embêter (en supposant que les visiteurs du Huascaran sont respectueux et pas trop nombreux, ce qui était clairement le cas ce jour-là, puisque je n’y ai croisé que deux personnes, dont la première semblait travailler pour la gestion du parc).
Pour autant les chevaux n’étaient pas les seuls habitants de cette immense prairie délimitée par les montagnes environnantes: moutons, ânes, mais surtout vaches et taureaux y sont aussi présents. Il me semble même y avoir vu deux lamas jouer à chat (ou en tout cas se courir après 😛 ).
Les paysages étaient très jolis aussi: les montagnes aux reliefs accidentés, encore envahies à cette altitude par les Polylepis (« la plante vivant le plus haut au monde et possédant un tronc » selon Wikipédia), les innombrables petites cascades que l’on aperçoit au loin dévalant ces mêmes montagnes, les ruisseaux qui se faufilent au milieux des herbes de la prairie de manière parfois tellement discrète qu’il faut avoir l’œil pour les repérer, ou encore toutes ces pierres rougeâtres que l’on voit par endroits dans les rivières, probables fruits d’une oxydation dont je ne connais pas l’origine. Mais à ce stade je préfère vous laisser avec les photos, qui ne suffisent pas à rendre honneur à ce que j’ai vu (et quelque part c’est tant mieux comme quelqu’un me l’a récemment dit, sinon ça ne vaudrait même plus la peine de visiter), mais qui le feront déjà un peu mieux que mes mots, malgré tous mes efforts.
Tous d’abord quelques-uns des animaux dont je vous parlais:
Crédit Photo: Toujours le même dont j’ai oublié le nom…
Les chevaux!
Ils se cachent parmi les rochers, mais il y a des moutons un peu partout!
Encore des chevaux…
On ne voit pas bien à cause de la (mauvaise) qualité, mais au loin dans cette prairie il y avait à peu près tous ces animaux réunis.
Puis quelques photos des paysages:
Cliquez sur les photos, ça ne sert à rien de les regarder en tout petit!
Au bout d’un moment, on fini par sortir de ces immenses prairies, et le sentier recommence alors à grimper de manière un peu plus nette, à mesure que la végétation se densifie de nouveau, et que l’on approche de la fin de la première journée de marche. Comme il me semble l’avoir déjà dit…(quand tu ne te souviens plus de ce que tu as déjà dit ou non dans l’article c’est que celui-ci commence à être trop long…mais rassurez-vous c’est bientôt fini!). Comme je l’ai peut-être déjà dit donc, il y avait plusieurs lieux de campement envisageables pour chaque jour, dont en général un particulièrement évident indiqué par une pancarte (appelons-le « campement officiel »), et d’autres petits sites de campement moins officiels mais potentiellement plus sympathiques, car moins fréquentés (quoique, en cette saison, il n’y avait vraiment pas grand monde de toute manière). Attention alors à ne laisser aucune trace de son passage!
J’avais initialement prévu de camper assez loin le premier jour, ce qui m’aurait permis d’entamer sérieusement la montée vers Punta Union, afin de faciliter la seconde journée que j’appréhendais tant, et de pouvoir éventuellement terminer le trek en 3 jours au lieu de 4. Mais étant donné l’état dans lequel j’étais à ce moment là, j’ai vite compris qu’il allait falloir changer mes plans. Il n’était quand même pas question de m’arrêter au premier campement (le campement officiel), et puisque le second était très rapidement atteint, je me suis dit que je pouvais essayer de pousser encore un peu plus loin. J’ai d’ailleurs été rattrapé au niveau de ce second campement par un autre randonneur (c’est lui la deuxième personne que j’ai croisée dans le parc ce jour là), qui marchait à un rythme impressionnant, et qui m’a expliqué qu’il faisait partie d’un groupe mais avait tout de même choisi de porter son propre matériel; respect…j’ai compris par la suite que c’était une machine! Le groupe, qui devait bien avoir 5 minutes de retard par rapport au mec en question, allait justement s’arrêter pour camper sur ce second site, ce qui m’a conforté dans l’idée de pousser jusqu’à un troisième!
Atteindre ce troisième campement aura été l’un des moments les plus difficiles de la rando (mais quand même pas LE plus difficile hein!). Il était plus loin que je pensais du précédent (à environ 1,5 kilomètres, voir photos ci-dessous), je commençais à trébucher sur les pierres (non pas parce que le chemin était compliqué mais juste parce que j’étais crevé), et à la fin j’ai regardé sur le GPS la distance qu’il me restait à parcourir, convertit ça en nombre de pas, et me suis mis à compter mes pas pour ne plus penser à la fatigue! C’est un peu chelou j’avoue…mais je fais des trucs comme ça depuis que je suis petit: je compte pour m’endormir parfois aussi, et pas les moutons comme on dit aux enfants, moi je compte les secondes…bref 😆
Photo prise depuis mon campement.
Crédit: Photographe mystère une fois de plus!
Ne regardez pas la vache mécontente au premier plan, mais les rochers au loin! Il me semble que ces photos montrent deux points de vue différents d’une même « arrête rocheuse »: en premier depuis mon campement, et en second depuis le campement d’avant. Ça donne une idée de la distance qui sépare les deux sites.
J’ai atteint le campement au bout de 190 pas si je me souviens bien, et l’ai même dépassé sans le voir au début, tant il semblait anodin par rapport aux précédents.
Vous connaissez la suite: j’ai monté la tente plus facilement que je ne pensais, je m’y suis écroulé, puis j’ai commencé à écrire dans mon carnet. Mais puisque cet article commence à être assez long, je propose qu’on s’arrête ici, sur les photos de ma demeure d’un soir. Et je vous raconterai les 3 jours restants une autre fois! Ok? … Évidemment puisque vous n’avez pas le choix!
A suivre…
PS: Une dernière remarque avant de vous laisser quand même! Si vous êtes un peu frustrés de ne pas avoir vu de splendides photos des lacs d’altitude, glaciers, et montagnes dont je vous ai tant parlé: rassurez-vous, ça arrive dans la deuxième partie de cet article! C’est juste que nous n’en sommes qu’au premier jour et que les paysages les plus impressionnants se sont présentés les jours suivants (et aussi qu’au début j’essayais d’économiser la batterie de mon cellulaire, qui me servait de GPS, puisque je suis parti sans carte). Par ailleurs tous ces prérequis me paraissaient nécessaires pour que vous puissiez vous imprégner de l’état d’esprit avec lequel je me suis lancé dans ce trek 🙂
La vie n’est vraiment pas chère ici, pour peu qu’on fasse un tout petit peu attention. Ma journée d’aujourd’hui par exemple:
Aller à Miraflores en taxi (plus safe, j’avais le PC avec moi) depuis mon Airbnb à Magdalena. C’est une course d’au moins une vingtaine de minutes. 13 S soit 3,50€
Déjeuner dans un restaurant un peu touristique, mais que j’avais déjà testé et apprécié, et qui a l’avantage de se trouver un peu à l’écart du brouhaha du parc Kennedy: une escalope milanaise avec une « Chicha Morada » (c’est une boisson hein 😛 ). Oui je sais, pas vraiment représentatif de la nourriture locale, mais je l’ai vue et elle m’a donné envie! 25 S soit 6,75€
Un peu plus tard, Frozen Limonade et Tiramisu (en guise de goûter). Ils ne semblent pas habitués à ce qu’on leur commande des desserts, ça a fait toute une histoire en cuisine, mais il était très bon! Et oui j’avais vraiment envie de nourriture italienne ce jour-là! 28 S soit 7,50€
Recharge téléphone Internet illimité. Je vous expliquerais bien comment ça fonctionne, parce que ce n’est pas un forfait mensuel, mais moi-même je n’y comprends pas grand chose… Au début je n’arrivais jamais à obtenir ce que je voulais. Maintenant j’y arrive mais je me retrouve avec des espèces de bonus que je ne comprends pas trop. En théorie c’est 1,5 giga(s? on met le s quand il y en a plus d’un mais moins de 2?) à utiliser dans les 10 jours. 10 S soit 2,70€
Retour à la casa en bus. Bon pour être honnête j’ai marché pendant une partie du trajet, environ un tiers, et cette fois pas tant parce que je ne comprenais rien aux transports, mais plutôt parce qu’ils étaient bondés! 1 S soit 0,27€
Rajoutez à ça les 44 S quotidiens de ma location Airbnb, disons 15 S pour le petit-dej’ et le dîner pris à la maison, et 15 S si j’avais fait la visite de la Huaca Pucllana (je vais bientôt en parler 😉 ) ce jour-là au lieu d’aller courir le matin ou de passer l’après-midi à écrire, et ça fait 151 S pour une journée complète, soit 40 € tous frais compris!
Il faut bien comprendre que Miraflores c’est LE quartier touristique. C’est un peu comme si j’avais passé la même journée près de la Tour Eiffel ou de Notre-Dame à Paris (encore que la comparaison en termes de monuments est très mal choisie, c’est plutôt dans le centre historique de Lima, dans le district de…Lima, qu’on trouve tous les beaux monuments, mais c’est par rapport aux prix que je compare). Et encore, à Paris je me serais peut-être fait chasser de la terrasse du café/bar au bout d’un moment si je ne reprenais pas d’autres consos! Donc au final 150 soles ça paraît vraiment peu, en tout cas quand on vient de Paris! Rien que le logement y aurait coûté aussi cher! Mais pour ici c’est déjà pas mal.
Écrit dans l’après-midi du 23/01/20 à la terrasse du café où j’ai pris la limonade, puis retouché par la suite.
Bon je vais essayer de faire en sorte que ce deuxième article soit un peu plus visuel que le premier, et un peu moins dense en termes de textes. Déjà parce que les photos c’est plus sympa pour vous, et aussi parce qu’écrire, même si ça me plaît bien, ça me prend du temps (surtout à relire et corriger en fait). Et le temps, non seulement j’aimerais en consacrer une bonne partie à juste profiter de mon voyage, mais surtout plus il passe, plus j’oublie! Mais non, pas vous! Ce que j’oublie c’est les petit détails amusants qui peuvent se raconter en quelques phrases adjointes à une photo; pas besoin de raconter toute une histoire pour partager ces choses là 🙂
Plus de photo, moins de textes donc! Allez c’est parti!
Le jour de l’arrivée (le samedi)
Reprenons donc là où on s’était arrêté. J’arrive samedi vers 10h à mon Airbnb. Je suis accueilli par Ana, la soixantaine, propriétaire des lieux, et trois petits chiens surexcités qui se ruent vers moi et me sautent dessus. Je suis pas hyper serein avec les chiens, donc je n’ai pas trop kiffé, mais au moins ils ne mordaient vraiment pas. Ces trois là étaient en fait les chiens des voisins (on passe par une petite cour commune avant d’accéder à la maison). Par la suite je demanderai à la voisine ce que je dois faire pour qu’ils m’apprécient et soient un peu plus calmes, parce que j’en avais marre de speeder pour ne pas les croiser à chaque fois que je rentrais ou sortais. Réponse: leur donner à manger (évidemment…). Ça tombe tombe bien Ana m’avait filé, pour que je puisse nourrir Benks (son chien à elle pour rappel), des espèces de bonbons pour chien. Et ça a marché, suite à ça ils sont devenus tout gentils!
Ma petite chambre. Très lumineuse, et ça c’est cool! On ne les voit pas mais derrière moi il y a un grand placard, une petite table et des chaises.
D’ailleurs petite anecdote. Je crois qu’il y a eu un quiproquo quand elle m’a filé ces croquettes. Je pense que j’ai donné l’impression de croire qu’elles étaient pour moi 😆 . Je l’ai compris à son sourire gêné et au fait qu’elle m’a bien répété « para dar al perro » (pour donner au chien, pour ceux qui ne parlent vraiment pas espagnol). Je pense que c’est dû à ce que j’ai baragouiné pour essayer de lui répondre. Voilà à peu près mon niveau d’espagnol quand je suis arrivé: pas vraiment capable de dire si oui ou non il y a eu quiproquo. J’exagère un peu, mais ça donne une idée. A l’écrit ça va je comprends bien et j’arrive à peu près à m’exprimer, mais à l’oral dès que ça parle un peu trop vite ou qu’il faut que je sois spontané j’avais vraiment du mal au début. Maintenant ça va un peu mieux, mais c’est pas encore super. Comme on m’a dit, c’est aussi l’oreille qui doit s’habituer!
Ana me présente ensuite la maison, qui est très agréable, avec un petit patio au centre comme je vous avais montré dans le premier article, puis ma chambre, dont je vous ai remis une photo ci-dessus. C’est une petite chambre simple, mais largement suffisante, avec quelques rangements, une petite table, un bureau pour le PC, et une grande fenêtre.
On croise énormément de ces grands cactus ici.
On parle encore quelques minutes pour faire un peu connaissance, puis je vais dans ma chambre pour me reposer, et enfin souffler un peu. Mais lorsqu’au bout d’une heure je comprends que je n’arriverai pas à dormir (trop de choses en tête!), je décide de sortir pour aller me prendre un forfait téléphonique, ce que j’avais dit que je ferais en arrivant. Je trouve donc sur Internet (Wifi disponible à la maison) le centre commercial le plus proche. Magdalena del Mar, ou du moins le coin où habite Ana, est un quartier plutôt résidentiel, mais on y trouve quand même pas mal de petits restaurants, d’immeubles de bureaux, et le centre commercial en question. Ana me suggère alors un itinéraire (à peine 10 minutes à pieds) et je me mets en route.
Une des premières choses qui m’interpellent sur le trajet est la végétation. C’est assez différent de ce à quoi nous sommes habitués en France. Beaucoup plus exotique. On trouve énormément de ces immenses cactus par exemple. Autre chose, comme vous pourrez le voir sur les photos, il fait gris, c’est assez nuageux, mais pas des gros nuages menaçants comme on a parfois en France; juste une fine couche de nuage qui empêche de voir le ciel (et non ce n’est pas la pollution). Et pourtant il ne pleut jamais, et il fait assez chaud, ce qu’on ressent d’autant plus que l’air est très humide. Bon pour être honnête il y a quand même des moments où il fait vraiment beau, et Francisco, l’hôte de mon nouvel Airbnb, m’a dit que d’habitude c’était un peu moins nuageux qu’en ce moment. En tout cas c’est très étrange comme climat, mais je crois que c’est spécifique à Lima; il existe des milliers de micro-climats au Pérou.
La rue dans laquelle se trouve la maison d’Ana. Celle-là se trouve juste en face. Assez classique, un quartier résidentiel normal quoi.
Autre chose, vu que la maman d’Angie m’avait un peu fait flipper en me disant de bien me méfier, j’étais un peu sur mes gardes (d’autant plus que j’étais quand même crevé donc je me disais que ça aurait été facile de me voler mes affaires), et par exemple quand je passais en bas de grands immeubles qui ressemblent à ce qu’on peut croiser dans certaines cités chez nous je me disais: « Hmm, c’est peut-être craignos ici, fait bien attention! » (non je ne me parle pas vraiment comme ça à moi-même, c’est pour vous donner un peu mon état d’esprit 😛 ). J’ai compris par la suite que c’était une paranoïa complètement inutile, et que le coin où j’étais ne posait aucun problème (la journée en tout cas, mais probablement le soir non plus).
J’arrive au centre commercial, je trouve la boutique de l’opérateur, et en à peine 5 minutes j’obtiens ma carte SIM prépayée, grâce à laquelle j’arrive instantanément à chopper la 4G, et que je suis censé pouvoir recharger sur Internet par la suite. En pratique la recharge sur Internet n’a pas fonctionné (je crois que c’est parce que mes cartes bleues sont étrangères), donc j’ai dû retourner au centre commercial un peu plus tard, et il faudra que je me pointe dans un des points de vente de l’opérateur à chaque fois que je dois recharger (tous les 15 à 30 jours) mais il y en a vraiment partout, en tout cas dans toutes les villes un peu conséquentes, donc ça va. J’en ai aussi profité pour faire quelques courses au supermarché du centre commercial, mais j’étais tellement dans un état second (et je pense que ça s’est vu puisque la sécurité a voulu vérifier mes achats en sortant) que j’ai dû mettre deux heures pour acheter vraiment pas grand chose, juste de quoi faire deux ou trois repas.
Il faisait vraiment très gris. Et sur la photo de gauche cette immense croix au loin est assez intrigante, je vais essayer de m’y rendre dans les prochains jours. Aussi c’est marrant comme le nuage est vraiment localisé et s’accroche à la colline!
En fin d’après-midi je suis ressorti, pour aller voir la mer, histoire d’avoir fait autre chose de ma journée que de la voiture et des courses. J’étais prévenu que la plage à Lima ne ressemblait vraiment pas aux paysages paradisiaques de la mer des Caraïbes par exemple, donc ce n’était pas un choc. J’en parlerai un peu plus dans un autre article, mais vous avez déjà un petit aperçu ci-dessus. Ce qui fût une surprise par contre c’est à quel point la nuit s’est couché tôt! A 18 heures ça commence, et à 18h30 ou 19h max il fait nuit. Du coup, toujours dans ma paranoïa, je me suis dit: laissez moi sur ma route, j’en ai plus rien à foutre! Non c’est juste une petite blague que les jeunes pourront comprendre, en réalité je me suis dit que je ferais mieux de rentrer parce que j’avais lu qu’il valait mieux éviter de traîner la nuit à Lima. Encore une fois j’ai compris par la suite que dans ce coin là ça ne posait pas de problème. Je ne me souviens plus de ce que j’ai mangé, mais je sais que je me suis endormi juste après en un éclair; ça commençait à faire vraiment longtemps que je n’avais pas dormi, et j’avais déjà du retard en termes de sommeil des jours précédents.
Le lendemain de l’arrivée
Alors le dimanche c’est très simple: je me suis réveillé très tôt, je suis allé courir, je me suis recouché, et j’ai dormi jusqu’au lendemain!
Bon je vais quand même détailler un peu. Je me suis effectivement réveillé tôt, avant même mon réveil, que j’avais réglé pour 7h30. Je pense que c’est en partie dû au décalage horaire, mais il y avait déjà de l’activité dans la maison et les bruits de la ville me parvenaient par la fenêtre; on sentait que la journée avait déjà commencé, et comme je vous l’avais dit dans le premier article, j’ai l’impression qu’au Pérou on se lève tôt! Au début je voulais me faire un vrai petit dèj’, avec entre autres un super jus de fruit de l’une des « Juguerias » que m’avait recommandées Angie, mais c’était un peu ambitieux pour un premier jour, encore en manque de sommeil, car il aurait fallu que je sorte de Magdalena del Mar, et je n’étais clairement pas encore prêt à affronter les transports. Je me suis donc rabattu sur les viennoiseries du supermarché d’en face, qui n’étaient vraiment pas terribles. C’était prévisible mais il fallait bien que j’avale quelque chose avant de faire du sport…
Reprise très difficile…
Ensuite je suis allé courir, pour prendre de bonnes habitudes dès le premier jour, ce qui m’a aussi permis de découvrir un peu plus le quartier. J’ai ainsi constaté que, autant la plage en elle-même ne m’avait pas paru magnifique la veille, autant en allant un peu au sud, la jetée qui donne sur la plage était hyper bien aménagée, avec de grands espaces verts très agréables, des jeux pour les enfants, un circuit pour les coureurs, des appareils de musculation en accès libre, une piste cyclable qui longe la côte…bref un coin très sympa.
Un arbre un peu spécial croisé sur le circuit pour les coureurs…vous voyez pourquoi? Pour être honnête je ne m’en étais pas rendu compte la première fois et j’ai pris cette photo lors de mon second run. On en croise pas mal et je ne sais pas encore quel est leur rôle.
En revanche en m’éloignant un peu j’ai fini par atteindre des quartiers moins bien aménagés, visiblement plus pauvres, et où la circulation redevenait dense et l’air irrespirable. C’est à peu près là que j’ai fait demi-tour. Il faut savoir que ça faisait un bon moment que je n’avais pas couru, et avec la chaleur, et surtout l’humidité et la pollution, la reprise a été très difficile.
Un enchevêtrement bien complexe de fils électriques; on se demande comment ils font pour s’y repérer. Et c’est comme ça un peu partout.
Mais vraiment c’est à peu près tout. Quand je suis rentré j’étais crevé et je me suis endormi en début d’aprem’; c’est ce jour là que j’ai vraiment rattrapé mon manque de sommeil. Je me suis juste relevé en fin d’aprem’ pour aller m’acheter un truc à manger: un tacos au petit fast-food repéré la veille en me rendant à la mer. Pour le coup il était vraiment bon; rien à voir avec ceux qu’on connaît en France, et pas gras du tout… J’étais content parce que commander à manger quand on est à l’étranger et qu’on ne parle pas bien la langue ça me parait toujours être un combat et on risque bien souvent de ne pas obtenir ce à quoi on s’attend (ce qui m’est effectivement arrivé quand j’ai voulu manger japonais quelques jours plus tard). Mais en l’occurrence je m’étais dit « Tant pis si je mets 10 minutes à commander et que je passe pour un con, mais je vais bien manger! », et la serveuse voyant que je galérais un peu m’a pas mal aidé (il faut dire qu’il devait être 17h donc elle avait le temps, j’étais le seul client). Je vous mets juste un dernier cliché pris ce jour-là. J’étais vraiment crevé et je n’avais pas trop la tête à prendre des photos, mais quand même, je ne pouvais pas ne pas vous montrer « L’Université Cordon Bleu »! Mais c’est à partir du lendemain que j’ai commencé à réellement découvrir la ville.
L’université Le Cordon Bleu. Apparemment ça a été fondé à Paris et ça a une sacré renommée donc il y en a certainement parmi vous qui connaissent, mais moi je ne connaissais pas donc ça m’a bien fait rire.
Première vraie sortie (le lundi)
Le lundi je me suis rendu dans le centre historique de Lima, avec pour objectif premier la Plaza Mayor, aussi appelée Plaza de Armas. Jetez un œil à cet article Wikipedia si vous voulez connaître l’origine de ce nom et son rôle initial. Ça date de l’époque de la conquête par les espagnols (16ème siècle, un peu après la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb, tout ça tout ça…) mais la place a été complètement refaite depuis, et il faut savoir qu’avant la conquête c’était Cusco la capitale de l’empire Inca; ville où je suis impatient de me rendre, mais il va falloir attendre car c’est plus vers la fin de mon projet actuel d’itinéraire… Bref la Plaza Mayor comme son nom l’indique c’est un peu le point central du centre de Lima, avec des monuments un tout petit peu importants, genre le Palais Gouvernemental, gardé par des militaires correctement armés (c’est un peu l’équivalent de l’Elysée quoi), la Cathédrale Basilique de Lima, le Palais Municipal, etc etc.
Le centre historique est beaucoup plus dans les terres, à plusieurs kilomètres de là où je logeais. Mais je ne me sentais toujours pas de prendre les transports (un jour vous comprendrez pourquoi 😛 ), donc j’ai décidé de m’y rendre à pieds, ce qui me permettait aussi de voir plein de choses sur le trajet; quand on ne connaît rien, tout est à découvrir. Google annonçait 1h30 de marche, en pratique ça m’a pris moins. Quelques photos du trajet aller, puis quelques mots ensuite.
Sur le trajet c’était: mignon, puis moins mignon, chaud, bruyant, parfumé (en bon comme en mauvais), attristant, beau, puis magnifique. Vraiment les petites rues puis la grande avenue Brasil, qui mènent au centre de Lima, donnent lieu successivement à toutes ces sensations tant il y a de diversité dans les « paysages » rencontrés. On les distingue assez peu sur ces photos, mais les montagnes qui commencent à apparaître au fur et à mesure que l’on s’approche du centre sont vraiment jolies. Allez une petite dernière avant l’arrivée à la Plaza Mayor, qui méritait d’être mise en avant! Pourquoi mise en avant me demanderez-vous? Eh bien parce que ce n’est pas n’importe quel chat (Harry!…private joke), c’est un chat de garde! Ici certains chats sont apparemment dressés à rester devant la porte d’entrée, et à griffer et « crier » quand quelqu’un s’approche un peu trop. On me l’a dit, je n’y croyais pas, je l’ai vérifié… C’est complètement dingue! Bref, après tout ceci nous arrivons enfin à la grande place centrale!
C’est vrai qu’il faut l’admettre, cette place est vraiment belle! A droite du grand bâtiment jaune sur la première photo (les bâtiments sont souvent très colorés comme vous pourrez vous en rendre compte), on trouve le Palais Gouvernemental dont je vous parlais, puis à droite de ce dernier dans la seconde photo on peut voir la cathédrale. Je n’y suis pas entré, mais peut-être une autre fois. Suivant l’endroit où l’on se situe sur la place et la direction dans laquelle on regarde (oui j’en ai fait le tour quelques fois!) on peut apercevoir les montagnes en arrière-plan, ce qui donne une impression de grandeur! Pour autant je ne m’y suis pas éternisé, et suis donc allé arpenter les petites ruelles juste derrière la cathédrale, qui sont beaucoup plus calmes et où l’on trouve un peu d’ombre.
Tout le monde cherche son petit coin d’ombre!
Je n’ai pas insisté là-dessus pour l’instant, mais il y a vraiment des moments où l’on a très chaud (d’ailleurs vous pouvez voir sur les photos que pour une fois il y avait un grand ciel bleu). Donc déjà à Lima il faut toujours avoir une bouteille d’eau avec soi (bon en réalité on en trouve absolument partout, tous les petits vendeurs de rue en proposent, mais disons qu’il faut bien penser à boire quoi 😛 ), d’autant plus qu’il est vivement recommandé de ne pas boire l’eau du robinet… Par ailleurs quand on est un gringo comme moi, il est aussi conseillé de mettre de la crème solaire les premiers jours. Évidemment je ne l’ai pas fait, et devinez qui s’est choppé des méga coups de soleil qui se sont depuis transformés en double bronzage camionneur? Bah oui c’est bibi (et non je ne suis pas enrhumé 😛 ) !
Oh, avant que j’oublie! L’anecdote du chat de garde un peu plus haut c’était complètement bidon, le fruit de mon imagination, et je me suis dit que j’allais essayer de vous faire marcher. J’espère que vous ne m’avez pas cru, ou qu’au moins vous n’avez pas déjà raconté l’anecdote à quelqu’un d’autre, sinon vous risquez vraiment de passer pour un…bref revenons-en à nos moutons!
Le ceviche
Le poisson frit, qui était bien meilleur qu’il en a l’air.
Mon premier vrai repas péruvien: ceviche, puis poisson frit, accompagnés du fameux refresco.
Je commençais à avoir vraiment faim, et ces petites rues derrière la cathédrale proposaient justement quelques restaurants. J’ai continué à marcher un bon moment quand même car pour moi choisir un restaurant c’est presque aussi compliqué que d’acheter une maison (presque, parce que je n’ai encore jamais acheté de maison, mais je suis déjà allé au restaurant). Je m’arrête finalement dans un tout petit restaurant, un peu sombre, qui à en juger par les apparences n’aurait pas été en tête de liste si éviter la tourista avait été ma considération principale (je sais c’est pas bien de juger sur les apparences, et au final tout s’est très bien passé). Mais le menu affiché à l’extérieur contenait une bonne partie des plats qu’on m’avait vivement recommandés, et Angie m’avait dit qu’on mangeait souvent très bien dans ces petits boui-bouis où le repas ne coûte quasiment rien (j’ai mangé pour environ 2,50€!). Je ne rentre pas trop dans les détails parce que je ferais forcément un article sur la gastronomie péruvienne, mais c’était vraiment très bon! Même si ce n’est pas forcément l’impression que ça vous donne en regardant les photos; sur le moment quand on m’a apporté l’entrée je me suis dit « Oooh, c’est pas mal présenté pour un tout petit restau’! » puis en regardant les photos je suis en train de me dire « Mouais…bof ». Autre élément qui m’a décidé à entrer dans ce restaurant plutôt qu’un autre: la clientèle était principalement composée de locaux, je ne crois pas y avoir vu un seul touriste, et je pense que c’est plutôt bon signe.
Une partie du passage Santa Rosa, avec le monument décrit plus bas.
Après manger j’ai repris mon exploration de l’autre côté de la place, donc derrière le grand bâtiment jaune de la première des trois photos un peu plus haut (qui se trouve être le Palais Municipal). J’ai notamment emprunté le passage Santa Rosa, une zone piétonne pas trop bondée de monde, très jolie, et agréable pour se poser un moment (la galerie adjacente au palais municipal offre un peu d’ombre, ce qui fait le plus grand bien). Ce passage, qui aurait mérité plus de photos (je n’ai que celle-ci à vous montrer, et je vous expliquerai une autre fois pourquoi je n’en prends pas beaucoup), contient notamment une grande pierre érigée en l’honneur de Taulichusco, le dernier « curaca » (~chef) de la région dans laquelle se trouve Lima. Vous pouvez lire cet article si vraiment vous voulez en savoir un peu plus.
Dans un registre totalement différent, on trouve aussi sur le passage Santa Rosa un petit office du tourisme, côté Palais Municipal (logique pour un office du tourisme me direz-vous…) auquel je me suis adressé pour obtenir quelques informations sur le « Mirabus » (mais si vous savez, ces bus à ciel ouvert pour les touristes; « mira » pour « mirar », c’est-à-dire regarder, et « bus » pour…). Je ne suis pas tellement fan de ces attractions, je trouve que ça fait un peu attrape-touriste, mais c’est probablement un bon moyen de découvrir les différentes zones de la ville et Angie me l’avait suggéré. M’adresser à ce point d’information pour les touristes a aussi été l’occasion de constater qu’à force d’entendre et ne parler qu’espagnol, je commençais à avoir du mal à repasser à l’anglais; il faut vraiment que je me force pour y arriver sinon je mélange anglais et espagnol et c’est pire que tout, alors que normalement je me débrouille plutôt bien en anglais! Bref je vous la fait rapide: je n’ai jamais trouvé le Mirabus, mais ça a été l’occasion de visiter une rue piétonne ultra-commerçante, de me jeter dans ce qui selon moi était une tentative d’arnaque, puis de l’éviter avec classe, de rencontrer un guide touristique très sympa auquel je ferais peut-être appel si j’en ai vraiment besoin un jour (qui a vécu en France pendant un moment by the way), et enfin de constater que l’image de la France au Pérou (et probablement ailleurs), c’est Mbappé!
La poubelle en bas à gauche on dirait R2D2!
Clairement ce n’est pas la place en elle-même, mais un bar juste à côté que j’ai trouvé trop stylé!
La place San Martin
Le temps est passé assez vite et bientôt il était l’heure de rentrer, car j’avais pour ambition d’aller voir mon premier coucher de soleil depuis la jetée (celle-là même où j’étais allé courir la veille). Elle offre en effet un point de vue très en hauteur par rapport à la plage, ce qui promettait un joli spectacle, mais je serai amené à en reparler. Sur le chemin du retour je suis passé par la place San Martin, une autre grande place célèbre de Lima, où Ana m’avait recommandé de me rendre (pour être exact elle m’avait suggéré de me rendre à la Plaza Mayor puis de marcher de cette dernière jusqu’à la place San Martin, ce que j’ai effectivement fait, même si en réalité j’étais déjà passé par la place San Martin à l’aller).
Sur le retour j’ai alors décidé de me lancer pour la première fois dans les transports liméniens! La majeure partie du trajet consiste en effet à longer l’immense avenue Brasil, donc je me disais qu’en m’engageant à pieds dans l’avenue PUIS en choppant un de ces innombrables « combis » qui font office de bus (il y a aussi des vrais bus, mais un peu moins j’ai l’impression), je ne risquais pas grand chose (à part peut-être un accident 😛 ). Je n’aurais alors plus qu’à espérer que le combi en question aille suffisamment loin dans l’avenue Brasil avant de tourner vers un quartier que je ne connais pas, et descendrais alors à ce moment là. Je précise que si tu ne parles pas bien espagnol, pas la peine de demander des indications au chauffeur ou au « Cobrador » (celui qui descend du combi chaque fois que ce dernier s’arrête, pour gueuler à toute vitesse le nom des différents endroits par lesquels on va passer); ils n’ont pas le temps pour toi!
Par mesure de précaution j’ai demandé à un gars qui attendait à côté de moi si j’étais au bon endroit pour me rendre à [insérer ici mon adresse], s’il savait comment y aller. Au début il avait l’air un peu réticent à m’aider; mon interprétation c’est qu’en voyant un gringo pommé, cramé et tout en sueur, qui parle un espagnol dégueulasse et comprend à peine ce qu’on lui dit, il a dû penser « c’est mort je vais pas me le coltiner tout le trajet celui-là! » 😆 . Puis finalement il a été sympa, est un peu revenu vers moi et a commencé à m’expliquer ce que je devais faire. J’ai juste compris qu’il faudrait que je descende à un moment, qu’il me l’indiquerait (il passait par le même itinéraire que moi au début), et qu’il faudrait alors que je choppe un autre bus. Mais ensuite il s’est mis à me donner plein de détails auxquels je ne comprenais rien, et j’avoue, je confesse, j’ai dit « Hmm hmm, si, si, claro! » pour faire genre que je comprenais. Aller ya pas de honte, avouez que vous l’avez tous déjà faite au moins une fois celle-là (quelle que soit la langue)!
Je n’ai jamais trouvé le second bus. Ou plutôt, j’ai attendu deux minutes de voir si l’un des combis qui passaient indiquait une destination qui « sonnait comme » ce que m’avait dit le mec. Mais l’avenue Brasil étant assez oppressante j’ai vite perdu patience, et je suis reparti à pied, cette fois en choisissant un itinéraire alternatif qui empruntait des plus petites rues. Cela m’a au final permis de faire deux découvertes intéressantes:
Tout d’abord cet étonnant cabinet de chirurgie plastique (photo ci-dessus), qui à n’en pas douter vous permettra de vous faire refaire n’importe quelle partie du corps pour moins cher que vous n’auriez payé du maquillage en France. Si l’envie vous prend, n’hésitez pas à appeler le Docteur Masgo 😛 .
Et plus sérieusement dans les petites rues que j’ai empruntées pour rentrer je suis tombé sur une boulangerie-patisserie (qui faisait aussi café et brasserie) plutôt sympa, où je suis par la suite allé me prendre un petit dèj’ chaque matin: part de gâteau et jus de fruit.
Enfin, une fois de retour à Magdalena, j’ai comme prévu essayé d’aller voir le coucher de soleil sur la mer. Mais je me suis pointé trop en avance, et voyant que le ciel était assez couvert au loin d’une part, et que j’étais vraiment crevé de ma journée d’autre part (d’autant plus qu’il fallait encore que je me fasse à manger en rentrant), je n’ai même pas eu le courage d’attendre jusqu’au coucher. Ce qui ne m’a pas empêché de prendre de belles photos de l’Ile San Lorenzo située juste au nord de Lima, à laquelle de petits nuages tellement denses et localisés qu’on dirait presque du coton restent en permanence accrochés. C’est fascinant! Le soir je n’ai vraiment pas fait long feu; juste après manger je me suis allongé et je pense qu’en moins de deux minutes je me suis endormi; il me semble qu’il était à peine 22h.
Et ainsi s’achève ma première vrai journée de visite à Lima.
La Isla San Lorenzo!
Le mot de la fin
J’avais prévu de vous raconter ici aussi la journée suivante, où je suis allé découvrir un autre joli district de Lima, qui s’appelle Miraflores et qui est vraiment LE coin touristique (et où je loge désormais), mais je sais pas pourquoi, j’imagine bien Ethan en voyant cet article dire « Mais c’est beaucoup trop long, personne va lire tout ça! » 😛 . Et il aurait bien raison! Donc si personne ne lit tout ça c’est pas grave, mais regardez au moins les photos ! Quant à moi je vous laisse ici; Miraflores ça sera pour une autre fois.
La bise!
PS 1: Bon finalement je n’ai pas réussi à faire moins dense en termes de texte, mais les prochains seront plus courts, promis! PS 2: Ce n’est pas un skyblog, je ne vais pas vous dire « lachez des coms », mais si vous avez cru à l’anecdote du chat de garde, vous confesser en commentaire serait une bonne idée 😛 .