Premiers jours à Lima

Bon je vais essayer de faire en sorte que ce deuxième article soit un peu plus visuel que le premier, et un peu moins dense en termes de textes. Déjà parce que les photos c’est plus sympa pour vous, et aussi parce qu’écrire, même si ça me plaît bien, ça me prend du temps (surtout à relire et corriger en fait). Et le temps, non seulement j’aimerais en consacrer une bonne partie à juste profiter de mon voyage, mais surtout plus il passe, plus j’oublie! Mais non, pas vous! Ce que j’oublie c’est les petit détails amusants qui peuvent se raconter en quelques phrases adjointes à une photo; pas besoin de raconter toute une histoire pour partager ces choses là 🙂

Plus de photo, moins de textes donc! Allez c’est parti!

Le jour de l’arrivée (le samedi)

Reprenons donc là où on s’était arrêté. J’arrive samedi vers 10h à mon Airbnb. Je suis accueilli par Ana, la soixantaine, propriétaire des lieux, et trois petits chiens surexcités qui se ruent vers moi et me sautent dessus. Je suis pas hyper serein avec les chiens, donc je n’ai pas trop kiffé, mais au moins ils ne mordaient vraiment pas. Ces trois là étaient en fait les chiens des voisins (on passe par une petite cour commune avant d’accéder à la maison). Par la suite je demanderai à la voisine ce que je dois faire pour qu’ils m’apprécient et soient un peu plus calmes, parce que j’en avais marre de speeder pour ne pas les croiser à chaque fois que je rentrais ou sortais. Réponse: leur donner à manger (évidemment…). Ça tombe tombe bien Ana m’avait filé, pour que je puisse nourrir Benks (son chien à elle pour rappel), des espèces de bonbons pour chien. Et ça a marché, suite à ça ils sont devenus tout gentils!

Ma petite chambre. Très lumineuse, et ça c’est cool! On ne les voit pas mais derrière moi il y a un grand placard, une petite table et des chaises.

D’ailleurs petite anecdote. Je crois qu’il y a eu un quiproquo quand elle m’a filé ces croquettes. Je pense que j’ai donné l’impression de croire qu’elles étaient pour moi 😆 . Je l’ai compris à son sourire gêné et au fait qu’elle m’a bien répété « para dar al perro » (pour donner au chien, pour ceux qui ne parlent vraiment pas espagnol). Je pense que c’est dû à ce que j’ai baragouiné pour essayer de lui répondre. Voilà à peu près mon niveau d’espagnol quand je suis arrivé: pas vraiment capable de dire si oui ou non il y a eu quiproquo. J’exagère un peu, mais ça donne une idée. A l’écrit ça va je comprends bien et j’arrive à peu près à m’exprimer, mais à l’oral dès que ça parle un peu trop vite ou qu’il faut que je sois spontané j’avais vraiment du mal au début. Maintenant ça va un peu mieux, mais c’est pas encore super. Comme on m’a dit, c’est aussi l’oreille qui doit s’habituer!

Ana me présente ensuite la maison, qui est très agréable, avec un petit patio au centre comme je vous avais montré dans le premier article, puis ma chambre, dont je vous ai remis une photo ci-dessus. C’est une petite chambre simple, mais largement suffisante, avec quelques rangements, une petite table, un bureau pour le PC, et une grande fenêtre.

On croise énormément de ces grands cactus ici.

On parle encore quelques minutes pour faire un peu connaissance, puis je vais dans ma chambre pour me reposer, et enfin souffler un peu. Mais lorsqu’au bout d’une heure je comprends que je n’arriverai pas à dormir (trop de choses en tête!), je décide de sortir pour aller me prendre un forfait téléphonique, ce que j’avais dit que je ferais en arrivant. Je trouve donc sur Internet (Wifi disponible à la maison) le centre commercial le plus proche. Magdalena del Mar, ou du moins le coin où habite Ana, est un quartier plutôt résidentiel, mais on y trouve quand même pas mal de petits restaurants, d’immeubles de bureaux, et le centre commercial en question. Ana me suggère alors un itinéraire (à peine 10 minutes à pieds) et je me mets en route.

Une des premières choses qui m’interpellent sur le trajet est la végétation. C’est assez différent de ce à quoi nous sommes habitués en France. Beaucoup plus exotique. On trouve énormément de ces immenses cactus par exemple. Autre chose, comme vous pourrez le voir sur les photos, il fait gris, c’est assez nuageux, mais pas des gros nuages menaçants comme on a parfois en France; juste une fine couche de nuage qui empêche de voir le ciel (et non ce n’est pas la pollution). Et pourtant il ne pleut jamais, et il fait assez chaud, ce qu’on ressent d’autant plus que l’air est très humide. Bon pour être honnête il y a quand même des moments où il fait vraiment beau, et Francisco, l’hôte de mon nouvel Airbnb, m’a dit que d’habitude c’était un peu moins nuageux qu’en ce moment. En tout cas c’est très étrange comme climat, mais je crois que c’est spécifique à Lima; il existe des milliers de micro-climats au Pérou.

La rue dans laquelle se trouve la maison d’Ana. Celle-là se trouve juste en face. Assez classique, un quartier résidentiel normal quoi.

Autre chose, vu que la maman d’Angie m’avait un peu fait flipper en me disant de bien me méfier, j’étais un peu sur mes gardes (d’autant plus que j’étais quand même crevé donc je me disais que ça aurait été facile de me voler mes affaires), et par exemple quand je passais en bas de grands immeubles qui ressemblent à ce qu’on peut croiser dans certaines cités chez nous je me disais: « Hmm, c’est peut-être craignos ici, fait bien attention! » (non je ne me parle pas vraiment comme ça à moi-même, c’est pour vous donner un peu mon état d’esprit 😛 ). J’ai compris par la suite que c’était une paranoïa complètement inutile, et que le coin où j’étais ne posait aucun problème (la journée en tout cas, mais probablement le soir non plus).

J’arrive au centre commercial, je trouve la boutique de l’opérateur, et en à peine 5 minutes j’obtiens ma carte SIM prépayée, grâce à laquelle j’arrive instantanément à chopper la 4G, et que je suis censé pouvoir recharger sur Internet par la suite. En pratique la recharge sur Internet n’a pas fonctionné (je crois que c’est parce que mes cartes bleues sont étrangères), donc j’ai dû retourner au centre commercial un peu plus tard, et il faudra que je me pointe dans un des points de vente de l’opérateur à chaque fois que je dois recharger (tous les 15 à 30 jours) mais il y en a vraiment partout, en tout cas dans toutes les villes un peu conséquentes, donc ça va. J’en ai aussi profité pour faire quelques courses au supermarché du centre commercial, mais j’étais tellement dans un état second (et je pense que ça s’est vu puisque la sécurité a voulu vérifier mes achats en sortant) que j’ai dû mettre deux heures pour acheter vraiment pas grand chose, juste de quoi faire deux ou trois repas.

En fin d’après-midi je suis ressorti, pour aller voir la mer, histoire d’avoir fait autre chose de ma journée que de la voiture et des courses. J’étais prévenu que la plage à Lima ne ressemblait vraiment pas aux paysages paradisiaques de la mer des Caraïbes par exemple, donc ce n’était pas un choc. J’en parlerai un peu plus dans un autre article, mais vous avez déjà un petit aperçu ci-dessus. Ce qui fût une surprise par contre c’est à quel point la nuit s’est couché tôt! A 18 heures ça commence, et à 18h30 ou 19h max il fait nuit. Du coup, toujours dans ma paranoïa, je me suis dit: laissez moi sur ma route, j’en ai plus rien à foutre! Non c’est juste une petite blague que les jeunes pourront comprendre, en réalité je me suis dit que je ferais mieux de rentrer parce que j’avais lu qu’il valait mieux éviter de traîner la nuit à Lima. Encore une fois j’ai compris par la suite que dans ce coin là ça ne posait pas de problème. Je ne me souviens plus de ce que j’ai mangé, mais je sais que je me suis endormi juste après en un éclair; ça commençait à faire vraiment longtemps que je n’avais pas dormi, et j’avais déjà du retard en termes de sommeil des jours précédents.

Le lendemain de l’arrivée

Alors le dimanche c’est très simple: je me suis réveillé très tôt, je suis allé courir, je me suis recouché, et j’ai dormi jusqu’au lendemain!

Bon je vais quand même détailler un peu. Je me suis effectivement réveillé tôt, avant même mon réveil, que j’avais réglé pour 7h30. Je pense que c’est en partie dû au décalage horaire, mais il y avait déjà de l’activité dans la maison et les bruits de la ville me parvenaient par la fenêtre; on sentait que la journée avait déjà commencé, et comme je vous l’avais dit dans le premier article, j’ai l’impression qu’au Pérou on se lève tôt! Au début je voulais me faire un vrai petit dèj’, avec entre autres un super jus de fruit de l’une des « Juguerias » que m’avait recommandées Angie, mais c’était un peu ambitieux pour un premier jour, encore en manque de sommeil, car il aurait fallu que je sorte de Magdalena del Mar, et je n’étais clairement pas encore prêt à affronter les transports. Je me suis donc rabattu sur les viennoiseries du supermarché d’en face, qui n’étaient vraiment pas terribles. C’était prévisible mais il fallait bien que j’avale quelque chose avant de faire du sport…

Reprise très difficile…

Ensuite je suis allé courir, pour prendre de bonnes habitudes dès le premier jour, ce qui m’a aussi permis de découvrir un peu plus le quartier. J’ai ainsi constaté que, autant la plage en elle-même ne m’avait pas paru magnifique la veille, autant en allant un peu au sud, la jetée qui donne sur la plage était hyper bien aménagée, avec de grands espaces verts très agréables, des jeux pour les enfants, un circuit pour les coureurs, des appareils de musculation en accès libre, une piste cyclable qui longe la côte…bref un coin très sympa.

Un arbre un peu spécial croisé sur le circuit pour les coureurs…vous voyez pourquoi? Pour être honnête je ne m’en étais pas rendu compte la première fois et j’ai pris cette photo lors de mon second run. On en croise pas mal et je ne sais pas encore quel est leur rôle.

En revanche en m’éloignant un peu j’ai fini par atteindre des quartiers moins bien aménagés, visiblement plus pauvres, et où la circulation redevenait dense et l’air irrespirable. C’est à peu près là que j’ai fait demi-tour. Il faut savoir que ça faisait un bon moment que je n’avais pas couru, et avec la chaleur, et surtout l’humidité et la pollution, la reprise a été très difficile.

Un enchevêtrement bien complexe de fils électriques; on se demande comment ils font pour s’y repérer. Et c’est comme ça un peu partout.

Mais vraiment c’est à peu près tout. Quand je suis rentré j’étais crevé et je me suis endormi en début d’aprem’; c’est ce jour là que j’ai vraiment rattrapé mon manque de sommeil. Je me suis juste relevé en fin d’aprem’ pour aller m’acheter un truc à manger: un tacos au petit fast-food repéré la veille en me rendant à la mer. Pour le coup il était vraiment bon; rien à voir avec ceux qu’on connaît en France, et pas gras du tout… J’étais content parce que commander à manger quand on est à l’étranger et qu’on ne parle pas bien la langue ça me parait toujours être un combat et on risque bien souvent de ne pas obtenir ce à quoi on s’attend (ce qui m’est effectivement arrivé quand j’ai voulu manger japonais quelques jours plus tard). Mais en l’occurrence je m’étais dit « Tant pis si je mets 10 minutes à commander et que je passe pour un con, mais je vais bien manger! », et la serveuse voyant que je galérais un peu m’a pas mal aidé (il faut dire qu’il devait être 17h donc elle avait le temps, j’étais le seul client). Je vous mets juste un dernier cliché pris ce jour-là. J’étais vraiment crevé et je n’avais pas trop la tête à prendre des photos, mais quand même, je ne pouvais pas ne pas vous montrer « L’Université Cordon Bleu »! Mais c’est à partir du lendemain que j’ai commencé à réellement découvrir la ville.

L’université Le Cordon Bleu. Apparemment ça a été fondé à Paris et ça a une sacré renommée donc il y en a certainement parmi vous qui connaissent, mais moi je ne connaissais pas donc ça m’a bien fait rire.

Première vraie sortie (le lundi)

Le lundi je me suis rendu dans le centre historique de Lima, avec pour objectif premier la Plaza Mayor, aussi appelée Plaza de Armas. Jetez un œil à cet article Wikipedia si vous voulez connaître l’origine de ce nom et son rôle initial. Ça date de l’époque de la conquête par les espagnols (16ème siècle, un peu après la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb, tout ça tout ça…) mais la place a été complètement refaite depuis, et il faut savoir qu’avant la conquête c’était Cusco la capitale de l’empire Inca; ville où je suis impatient de me rendre, mais il va falloir attendre car c’est plus vers la fin de mon projet actuel d’itinéraire… Bref la Plaza Mayor comme son nom l’indique c’est un peu le point central du centre de Lima, avec des monuments un tout petit peu importants, genre le Palais Gouvernemental, gardé par des militaires correctement armés (c’est un peu l’équivalent de l’Elysée quoi), la Cathédrale Basilique de Lima, le Palais Municipal, etc etc.

Le centre historique est beaucoup plus dans les terres, à plusieurs kilomètres de là où je logeais. Mais je ne me sentais toujours pas de prendre les transports (un jour vous comprendrez pourquoi 😛 ), donc j’ai décidé de m’y rendre à pieds, ce qui me permettait aussi de voir plein de choses sur le trajet; quand on ne connaît rien, tout est à découvrir. Google annonçait 1h30 de marche, en pratique ça m’a pris moins. Quelques photos du trajet aller, puis quelques mots ensuite.

Sur le trajet c’était: mignon, puis moins mignon, chaud, bruyant, parfumé (en bon comme en mauvais), attristant, beau, puis magnifique. Vraiment les petites rues puis la grande avenue Brasil, qui mènent au centre de Lima, donnent lieu successivement à toutes ces sensations tant il y a de diversité dans les « paysages » rencontrés. On les distingue assez peu sur ces photos, mais les montagnes qui commencent à apparaître au fur et à mesure que l’on s’approche du centre sont vraiment jolies. Allez une petite dernière avant l’arrivée à la Plaza Mayor, qui méritait d’être mise en avant! Pourquoi mise en avant me demanderez-vous? Eh bien parce que ce n’est pas n’importe quel chat (Harry!…private joke), c’est un chat de garde! Ici certains chats sont apparemment dressés à rester devant la porte d’entrée, et à griffer et « crier » quand quelqu’un s’approche un peu trop. On me l’a dit, je n’y croyais pas, je l’ai vérifié… C’est complètement dingue! Bref, après tout ceci nous arrivons enfin à la grande place centrale!

C’est vrai qu’il faut l’admettre, cette place est vraiment belle! A droite du grand bâtiment jaune sur la première photo (les bâtiments sont souvent très colorés comme vous pourrez vous en rendre compte), on trouve le Palais Gouvernemental dont je vous parlais, puis à droite de ce dernier dans la seconde photo on peut voir la cathédrale. Je n’y suis pas entré, mais peut-être une autre fois. Suivant l’endroit où l’on se situe sur la place et la direction dans laquelle on regarde (oui j’en ai fait le tour quelques fois!) on peut apercevoir les montagnes en arrière-plan, ce qui donne une impression de grandeur! Pour autant je ne m’y suis pas éternisé, et suis donc allé arpenter les petites ruelles juste derrière la cathédrale, qui sont beaucoup plus calmes et où l’on trouve un peu d’ombre.

Je n’ai pas insisté là-dessus pour l’instant, mais il y a vraiment des moments où l’on a très chaud (d’ailleurs vous pouvez voir sur les photos que pour une fois il y avait un grand ciel bleu). Donc déjà à Lima il faut toujours avoir une bouteille d’eau avec soi (bon en réalité on en trouve absolument partout, tous les petits vendeurs de rue en proposent, mais disons qu’il faut bien penser à boire quoi 😛 ), d’autant plus qu’il est vivement recommandé de ne pas boire l’eau du robinet… Par ailleurs quand on est un gringo comme moi, il est aussi conseillé de mettre de la crème solaire les premiers jours. Évidemment je ne l’ai pas fait, et devinez qui s’est choppé des méga coups de soleil qui se sont depuis transformés en double bronzage camionneur? Bah oui c’est bibi (et non je ne suis pas enrhumé 😛 ) !

Oh, avant que j’oublie! L’anecdote du chat de garde un peu plus haut c’était complètement bidon, le fruit de mon imagination, et je me suis dit que j’allais essayer de vous faire marcher. J’espère que vous ne m’avez pas cru, ou qu’au moins vous n’avez pas déjà raconté l’anecdote à quelqu’un d’autre, sinon vous risquez vraiment de passer pour un…bref revenons-en à nos moutons!

Je commençais à avoir vraiment faim, et ces petites rues derrière la cathédrale proposaient justement quelques restaurants. J’ai continué à marcher un bon moment quand même car pour moi choisir un restaurant c’est presque aussi compliqué que d’acheter une maison (presque, parce que je n’ai encore jamais acheté de maison, mais je suis déjà allé au restaurant). Je m’arrête finalement dans un tout petit restaurant, un peu sombre, qui à en juger par les apparences n’aurait pas été en tête de liste si éviter la tourista avait été ma considération principale (je sais c’est pas bien de juger sur les apparences, et au final tout s’est très bien passé). Mais le menu affiché à l’extérieur contenait une bonne partie des plats qu’on m’avait vivement recommandés, et Angie m’avait dit qu’on mangeait souvent très bien dans ces petits boui-bouis où le repas ne coûte quasiment rien (j’ai mangé pour environ 2,50€!). Je ne rentre pas trop dans les détails parce que je ferais forcément un article sur la gastronomie péruvienne, mais c’était vraiment très bon! Même si ce n’est pas forcément l’impression que ça vous donne en regardant les photos; sur le moment quand on m’a apporté l’entrée je me suis dit « Oooh, c’est pas mal présenté pour un tout petit restau’! » puis en regardant les photos je suis en train de me dire « Mouais…bof ». Autre élément qui m’a décidé à entrer dans ce restaurant plutôt qu’un autre: la clientèle était principalement composée de locaux, je ne crois pas y avoir vu un seul touriste, et je pense que c’est plutôt bon signe.

Une partie du passage Santa Rosa, avec le monument décrit plus bas.

Après manger j’ai repris mon exploration de l’autre côté de la place, donc derrière le grand bâtiment jaune de la première des trois photos un peu plus haut (qui se trouve être le Palais Municipal). J’ai notamment emprunté le passage Santa Rosa, une zone piétonne pas trop bondée de monde, très jolie, et agréable pour se poser un moment (la galerie adjacente au palais municipal offre un peu d’ombre, ce qui fait le plus grand bien). Ce passage, qui aurait mérité plus de photos (je n’ai que celle-ci à vous montrer, et je vous expliquerai une autre fois pourquoi je n’en prends pas beaucoup), contient notamment une grande pierre érigée en l’honneur de Taulichusco, le dernier « curaca » (~chef) de la région dans laquelle se trouve Lima. Vous pouvez lire cet article si vraiment vous voulez en savoir un peu plus.

Dans un registre totalement différent, on trouve aussi sur le passage Santa Rosa un petit office du tourisme, côté Palais Municipal (logique pour un office du tourisme me direz-vous…) auquel je me suis adressé pour obtenir quelques informations sur le « Mirabus » (mais si vous savez, ces bus à ciel ouvert pour les touristes; « mira » pour « mirar », c’est-à-dire regarder, et « bus » pour…). Je ne suis pas tellement fan de ces attractions, je trouve que ça fait un peu attrape-touriste, mais c’est probablement un bon moyen de découvrir les différentes zones de la ville et Angie me l’avait suggéré. M’adresser à ce point d’information pour les touristes a aussi été l’occasion de constater qu’à force d’entendre et ne parler qu’espagnol, je commençais à avoir du mal à repasser à l’anglais; il faut vraiment que je me force pour y arriver sinon je mélange anglais et espagnol et c’est pire que tout, alors que normalement je me débrouille plutôt bien en anglais! Bref je vous la fait rapide: je n’ai jamais trouvé le Mirabus, mais ça a été l’occasion de visiter une rue piétonne ultra-commerçante, de me jeter dans ce qui selon moi était une tentative d’arnaque, puis de l’éviter avec classe, de rencontrer un guide touristique très sympa auquel je ferais peut-être appel si j’en ai vraiment besoin un jour (qui a vécu en France pendant un moment by the way), et enfin de constater que l’image de la France au Pérou (et probablement ailleurs), c’est Mbappé!

Le temps est passé assez vite et bientôt il était l’heure de rentrer, car j’avais pour ambition d’aller voir mon premier coucher de soleil depuis la jetée (celle-là même où j’étais allé courir la veille). Elle offre en effet un point de vue très en hauteur par rapport à la plage, ce qui promettait un joli spectacle, mais je serai amené à en reparler. Sur le chemin du retour je suis passé par la place San Martin, une autre grande place célèbre de Lima, où Ana m’avait recommandé de me rendre (pour être exact elle m’avait suggéré de me rendre à la Plaza Mayor puis de marcher de cette dernière jusqu’à la place San Martin, ce que j’ai effectivement fait, même si en réalité j’étais déjà passé par la place San Martin à l’aller).

Sur le retour j’ai alors décidé de me lancer pour la première fois dans les transports liméniens! La majeure partie du trajet consiste en effet à longer l’immense avenue Brasil, donc je me disais qu’en m’engageant à pieds dans l’avenue PUIS en choppant un de ces innombrables « combis » qui font office de bus (il y a aussi des vrais bus, mais un peu moins j’ai l’impression), je ne risquais pas grand chose (à part peut-être un accident 😛 ). Je n’aurais alors plus qu’à espérer que le combi en question aille suffisamment loin dans l’avenue Brasil avant de tourner vers un quartier que je ne connais pas, et descendrais alors à ce moment là. Je précise que si tu ne parles pas bien espagnol, pas la peine de demander des indications au chauffeur ou au « Cobrador » (celui qui descend du combi chaque fois que ce dernier s’arrête, pour gueuler à toute vitesse le nom des différents endroits par lesquels on va passer); ils n’ont pas le temps pour toi!

Par mesure de précaution j’ai demandé à un gars qui attendait à côté de moi si j’étais au bon endroit pour me rendre à [insérer ici mon adresse], s’il savait comment y aller. Au début il avait l’air un peu réticent à m’aider; mon interprétation c’est qu’en voyant un gringo pommé, cramé et tout en sueur, qui parle un espagnol dégueulasse et comprend à peine ce qu’on lui dit, il a dû penser « c’est mort je vais pas me le coltiner tout le trajet celui-là! » 😆 . Puis finalement il a été sympa, est un peu revenu vers moi et a commencé à m’expliquer ce que je devais faire. J’ai juste compris qu’il faudrait que je descende à un moment, qu’il me l’indiquerait (il passait par le même itinéraire que moi au début), et qu’il faudrait alors que je choppe un autre bus. Mais ensuite il s’est mis à me donner plein de détails auxquels je ne comprenais rien, et j’avoue, je confesse, j’ai dit « Hmm hmm, si, si, claro! » pour faire genre que je comprenais. Aller ya pas de honte, avouez que vous l’avez tous déjà faite au moins une fois celle-là (quelle que soit la langue)!

Je n’ai jamais trouvé le second bus. Ou plutôt, j’ai attendu deux minutes de voir si l’un des combis qui passaient indiquait une destination qui « sonnait comme » ce que m’avait dit le mec. Mais l’avenue Brasil étant assez oppressante j’ai vite perdu patience, et je suis reparti à pied, cette fois en choisissant un itinéraire alternatif qui empruntait des plus petites rues. Cela m’a au final permis de faire deux découvertes intéressantes:

  • Tout d’abord cet étonnant cabinet de chirurgie plastique (photo ci-dessus), qui à n’en pas douter vous permettra de vous faire refaire n’importe quelle partie du corps pour moins cher que vous n’auriez payé du maquillage en France. Si l’envie vous prend, n’hésitez pas à appeler le Docteur Masgo 😛 .
  • Et plus sérieusement dans les petites rues que j’ai empruntées pour rentrer je suis tombé sur une boulangerie-patisserie (qui faisait aussi café et brasserie) plutôt sympa, où je suis par la suite allé me prendre un petit dèj’ chaque matin: part de gâteau et jus de fruit.

Enfin, une fois de retour à Magdalena, j’ai comme prévu essayé d’aller voir le coucher de soleil sur la mer. Mais je me suis pointé trop en avance, et voyant que le ciel était assez couvert au loin d’une part, et que j’étais vraiment crevé de ma journée d’autre part (d’autant plus qu’il fallait encore que je me fasse à manger en rentrant), je n’ai même pas eu le courage d’attendre jusqu’au coucher. Ce qui ne m’a pas empêché de prendre de belles photos de l’Ile San Lorenzo située juste au nord de Lima, à laquelle de petits nuages tellement denses et localisés qu’on dirait presque du coton restent en permanence accrochés. C’est fascinant! Le soir je n’ai vraiment pas fait long feu; juste après manger je me suis allongé et je pense qu’en moins de deux minutes je me suis endormi; il me semble qu’il était à peine 22h.

Et ainsi s’achève ma première vrai journée de visite à Lima.

La Isla San Lorenzo!

Le mot de la fin

J’avais prévu de vous raconter ici aussi la journée suivante, où je suis allé découvrir un autre joli district de Lima, qui s’appelle Miraflores et qui est vraiment LE coin touristique (et où je loge désormais), mais je sais pas pourquoi, j’imagine bien Ethan en voyant cet article dire « Mais c’est beaucoup trop long, personne va lire tout ça! » 😛 . Et il aurait bien raison! Donc si personne ne lit tout ça c’est pas grave, mais regardez au moins les photos ! Quant à moi je vous laisse ici; Miraflores ça sera pour une autre fois.

La bise!

PS 1: Bon finalement je n’ai pas réussi à faire moins dense en termes de texte, mais les prochains seront plus courts, promis!
PS 2: Ce n’est pas un skyblog, je ne vais pas vous dire « lachez des coms », mais si vous avez cru à l’anecdote du chat de garde, vous confesser en commentaire serait une bonne idée 😛 .

5 commentaires sur « Premiers jours à Lima »

  1. Au top l’article, encore plus intéressant que le premier ! Et j’avoue, j’ai cru à l’anecdote du chat de garde et je l’ai même racontée… Merci Jerem… (le pseudo le dit pas mais c’est Caro)

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  2. Aller ya pas de honte, avouez que vous l’avez tous déjà faite au moins une fois celle-là (quelle que soit la langue)!

    En français, face à certains élèves 😉.

    Et moi aussi, j’ai cru à l’anecdote du chat (je l’ai même racontée…).

    Super article, Jérémy ! 👌. Merci !

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    1. Alors là je comprends pas; ils sont pas censés parler la même langue que toi tes élèves? xD
      Ou genre ils font une réflexion avec des mots en français mais dont l’agencement n’a aucun sens? Et tu leur dis « oui oui » ??
      En tout cas merci beaucoup Cécilou 🙂

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  3. Salut Jeremy, je découvre ton blog et le contenu de ton voyage dont j’avais bien sûr entendu parlé.
    Bravo pour cette aventure incroyable et pour ta détermination ! Tu nous fais rêver et rire aussi.
    Impatiente de lire la suite.
    Mon souvenir de Lima, lorsque j’étais hotesse de l’air pendant mes études : J’avais alors été émerveillée par les colibris qui butinaient devant ma fenêtre et la végétation luxuriante des hauteurs de Lima.
    Je t’embrasse affectueusement.
    Cath

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